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JOCORRIGÉ: JO-2020 - Tokyo, 56 ans après (ENCADRE)

LAUSANNE (Canton de Vaud), 02 sept 2013 (AFP) - Fiche de Tokyo, finaliste avec Istanbul et Madrid dans la course à l'organisation des jeux Olympiques d'été de 2020 Tokyo, la capitale du Japon, compte 13,23 millions d'habitants.

Tokyo a déjà organisé les jeux Olympiques d'été en 1964. Elle avait ensuite été candidate malheureuse pour les Jeux d'été de 1960 et de 2016. Outre Tokyo en 1964, le Japon a accueilli deux éditions d'hiver des jeux Olympiques, en 1972 à Sapporo et en 1998 à Nagano. Budget estimé: 3,42 milliards de dollars (2,6 milliards d'euros) Facture estimée des JO incluant la construction d'infrastructures: 8,3 milliards de dollars (6,3 milliards d'euros) Atouts: la métropole nippone, dont le credo est "découvrir demain", propose des Jeux très compacts, répartis en deux zones de compétition: l'une en front de mer et une autre baptisée "Patrimoine", reprenant une partie des sites et enceintes déjà utilisés pour les Jeux de 1964. Une version concrète de la notion d'"héritage" si chère au Comité international olympique (CIO). Si Tokyo a repris pour l'essentiel le projet défendu pour sa candidature pour les JO de 2016 en lui apportant quelques améliorations, ses ambitions olympiques bénéficient aujourd'hui d'un bon soutien populaire, ce qui n'était pas le cas il y a quatre ans et avait pesé contre elle. La capitale nippone touche la corde sensible quand elle réussit à expliquer son choix de se relancer dans la course olympique en 2011 afin de redonner l'espoir aux Japonais ébranlés par le séisme et le tsunami qui ont dévasté le nord-est du pays en mai de cette année. Le petit plus: pour convaincre le CIO qu'au Japon "les Jeux seraient entre de bonnes mains", Tokyo peut se targuer d'avoir déjà mis 4,5 milliards de dollars (3,4 milliards d'euros) dans un fonds spécial en banque pour couvrir le financement des Jeux. Points faibles: si Tokyo se voit comme l'option la plus sûre parmi les trois finalistes, les fuites d'eau radioactive émanant de la centrale nucléaire de Fukushima donnent une différente appréciation et pourraient bien doucher les espoirs japonais. Autre handicap: contrairement à Madrid et Istanbul, Tokyo a déjà eu l'honneur d'accueillir les Jeux. Les petites piques distillées par le gouverneur de Tokyo, Naoki Inose, ont parfois frôlé l'arrogance. Après s'être lancé dans d'obscurs commentaires sur les pays musulmans qui s'entredéchirent dans un entretien à un journal américain, il a parlé de sa métropole comme d'une ville où "tout le monde peut se promener dans les rues en toute sécurité, hommes comme femmes, seul ou en groupe, jour et nuit". Mais la cible était la même. stp/ol/jgu

(AFP)

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