Environnement : Coup d’envoi de la COP27 pour réveiller le combat pour le climat

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Environnement Coup d’envoi de la COP27 pour réveiller le combat pour le climat

Les problèmes des pays du Sud qui, n’étant pas impliqués dans les émissions de gaz à effet de serre, sont ceux qui subissent les impacts de la crise climatique, vont être au centre du débat. 

Pour Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, il s’agit «d’une question de vie ou de mort». 

Pour Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, il s’agit «d’une question de vie ou de mort». 

AFP

La conférence mondiale de l’ONU sur le climat s’est ouverte dimanche à Charm el-Cheikh en Egypte pour tenter de donner un nouveau souffle à la lutte contre le réchauffement climatique et ses impacts, pour lesquels les pays du Sud réclament des dédommagements financiers.

«L’Egypte ne s’épargnera aucun effort», a assuré en ouverture le ministre des Affaires étrangères Sameh Choukri, qui préside la COP27. «Nous devons être clairs, aussi difficile que soit le moment actuel, l’inaction équivaut à de la myopie et ne peut que retarder la catastrophe climatique», a affirmé le président sortant de la précédente COP à Glasgow, Alok Sharma.

Cette 27e conférence de l’ONU sur le climat (COP27) rassemblera quelque 200 pays pour deux semaines, au chevet d’une planète frappée par les catastrophes: inondations historiques au Pakistan, canicules à répétition en Europe, ouragans, incendies, sécheresses...

«Question de vie ou de mort»

Le combat pour le climat est une «question de vie ou de mort, pour notre sécurité aujourd’hui et pour notre survie demain», a insisté récemment le patron de l’ONU Antonio Guterres. La conférence «doit poser les fondations pour une action climatique plus rapide et plus courageuse, maintenant et pendant cette décennie qui décidera si le combat pour le climat est gagné ou perdu», a-t-il averti.

Les émissions de gaz à effet de serre doivent en effet baisser de 45% d’ici 2030 pour avoir une chance de limiter le réchauffement à 1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris. Mais les engagements actuels des Etats signataires, s’ils étaient enfin respectés, entraîneraient une hausse de 5 à 10%, mettant le monde sur une trajectoire au mieux de 2,4°C d’ici la fin du siècle. Loin de respecter l’objectif principal de l’Accord de Paris de moins de 2°C par rapport à l’époque où les humains ont commencé à brûler à grande échelle les énergies fossiles (charbon, pétrole ou gaz) responsables du réchauffement.

Pays les plus pauvres en première ligne

Malgré les engagements pris à la COP26, seuls une vingtaine de pays ont relevé leurs objectifs, et l’ONU ne voit «aucune piste crédible» pour tenir l’objectif de 1,5°C. Plus de 120 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus lundi et mardi pour un sommet censé donner une impulsion à ces deux semaines de négociations. Sans le président chinois Xi Jinping ni l’Américain Joe Biden, qui passera rapidement à la COP le 11 novembre. Alors que la coopération est cruciale entre les deux principaux émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre aux relations tendues, ils pourraient toutefois se rencontrer à Bali la semaine suivante en marge du G20.

Un G20 responsable de 80% des émissions mondiales mais dont les membres les plus riches sont accusés de ne pas assumer leurs responsabilités en matière d’ambition et d’aide aux pays en développement. Le ressentiment des pays les plus pauvres, pas responsables du réchauffement mais en première ligne de ses impacts, sera d’ailleurs au cœur de la COP27.

Les besoins de financement se comptent en «milliards de milliards», dit à l’AFP Michai Robertson, négociateur pour l’Alliance des petits Etats insulaires (Aosis), jugeant que ce sera impossible sans le secteur privé. Les engagements du secteur privé seront aussi sous les projecteurs avec la publication du rapport du groupe d’experts de l’ONU chargé d’élaborer des normes pour évaluer les objectifs de neutralité carbone des entreprises, villes, régions ou investisseurs. Parce que «notre monde ne peut plus se permettre de greenwashing, de faux-semblants et de retardataires», a souligné Antonio Guterres.

Les dégâts inévitables officiellement mis à l’agenda

(AFP)

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