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footCoupe de la Ligue - De Rabiot à Marquinhos, les prétendants encore un ton en dessous (MAGAZINE)

Par Corentin DAUTREPPE Paris, 13 jan 2016 (AFP) - De Marquinhos, pourtant quasi irréprochable, à Adrien Rabiot, buteur mais coupable sur l'égalisation lyonnaise, les prétendants parisiens à l'équipe première ont souffert pour se qualifier face à Lyon (2-1), mercredi en Coupe de la Ligue, et sont encore un ton en dessous des titulaires habituels.

Javier Pastore, Marquinhos, Adrien Rabiot et, dans une moindre mesure, Grégory van der Wiel, seraient sans aucun doute titulaires dans n'importe quel autre club du championnat de France. Mais à Paris, ils doivent se contenter de bouts de matches ou de ceux qui sont - un peu - moins prestigieux, comme ce quart de finale remporté péniblement face à un Olympique lyonnais bien remanié. Et, respectivement barrés par Angel Di Maria, Thiago Silva, Thiago Motta et Serge Aurier, ils ont souffert une bonne heure sous le pressing lyonnais... jusqu'à l'entrée en jeu de Di Maria. Immédiatement dangereux, l'Argentin a gratifié le Parc d'une remontée de terrain sublime en contre-attaque, pour offrir le second but parisien à un autre entrant, Lucas (73e). Forcément, la comparaison avec le joueur parisien au jeu le plus similaire, Javier Pastore, est en faveur de Di Maria. Le service d'El Flaco, lui, n'a pas été converti par Lucas (78e), pas plus que ses précédentes offrandes pour Ezequiel Lavezzi (7e, 20e). Surtout, Pastore a évolué très bas, laissant la défense lyonnaise peser sur un Cavani trop esseulé. L'Uruguayen, titularisé en pointe, a eu peu de ballons à se mettre sous la dent, la faute à un milieu parisien inhabituellement peu souverain. Benjamin Stambouli encore timoré, Marco Verratti en dedans, Adrien Rabiot, qui réclame régulièrement plus de temps de jeu, a été le seul à se montrer à peu près à la hauteur du standing parisien. C'est lui qui offre au PSG l'ouverture du score (17e), mais aussi l'égalisation à Lyon, en oubliant, pour la deuxième fois, le marquage de Corentin Tolisso sur corner (42e). Auparavant, un ballon perdu aurait pu coûter cher au PSG sans la vigilance de David Luiz (27e). Grégory van der Wiel, finaliste de la coupe du monde 2010, a lui pâti de la montée en puissance de l'Ivoirien Serge Aurier, auteur d'une première partie de saison remarquable. Et sur ce match, alors qu'il n'avait comme vis-à-vis qu'Arnold Mvuemba, habituel milieu relayeur, il ne s'est pas franchement illustré, si ce n'est par des occasions de centres gâchées ou directement captées par Mathieu Gorgelin. Quant à Marquinhos, il a endossé depuis son arrivée au Paris SG le costume d'équipier modèle, acceptant le statut de doublure et le temps de jeu qu'on lui donne sans jamais rechigner... jusqu'à une interview dans le JDD en décembre, dans laquelle il a prévenu, l'air de rien, qu"'il arrivera un moment où j'en voudrai plus". Associé à son compatriote David Luiz, le jeune brésilien s'est montré irréprochable, propre dans les relances, toujours vigilant et excellent dans l'anticipation. De quoi être N.1... s'il n'y avait au dessus de lui Thiago Silva, redevenu encore plus monstrueux cette saison. cda/yk

(AFP)

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