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footCoupe des Confédérations - Italie affine ses réglages (DOSSIER,PAPIER GENERAL)

Par Emmanuel BARRANGUET ROME, 09 juin 2013 (AFP) - L'Italie vice-championne d'Europe se présente à la Coupe des Confédérations (15-30 juin) forte de ses certitudes sur son nouveau jeu, plus offensif que la tradition du "catenaccio", qu'elle vient perfectionner au Brésil, notamment autour de sa paire de jeunes attaquants, Mario Balotelli et Stephan El Shaarawy.

Surtout ne pas répéter l'erreur de Marcello Lippi. Lors de la précédente édition, en 2009 en Afrique du Sud, la "Nazionale" avait manqué l'occasion de renouveler le groupe champion du monde en 2006. Lippi n'avait finalement réellement fait "monter" que le seul Riccardo Montolivo, aujourd'hui titulaire. Et l'Italie s'était effondrée, battue par l'Égypte (1-0) et corrigée par le Brésil (3-0), déjà présent aussi à la dernière Coupe des Confédérations, comme l'Espagne. Alors qualifiée en tant que championne du monde, la "Nazionale" a cette fois gagné son billet comme vice-championne d'Europe, son vainqueur en finale à Kiev, l'Espagne (4-0), ayant déjà sa place grâce à son titre mondial en 2010. "Difficile à battre et spectaculaire, elle peut gagner le Mondial", a dit Michel Platini de l'Italie. Le président de l'UEFA encense le travail de Prandelli, qui fut son coéquipier à la Juventus Turin. "J'aime comme elle joue, j'aime Prandelli: il a fait un grand Euro, et avec l'expérience de la finale perdue, il ne répètera pas certaines erreurs". Prandelli a promis quelques nouveautés. A Balotelli, indispensable depuis son avènement à l'Euro, le CT (prononcer "tchiti", Commissario Tecnico) adjoint un autre jeune joueur, Stephan El Shaarawy (20 ans). Toujours en attaque, Prandelli a relancé Alberto Gilardino, 30 ans, champion du monde 2006 redescendu dans la hiérarchie puisqu'il fait les beaux jours de Bologne, équipe de milieu de tableau de Serie A. " Gila , je le connais depuis longtemps, dit le Mister , qui l'a entraîné à la Fiorentina années Ligue des champions (2008-2010 ensemble à la "Viola"), je sais qu'il est toujours à la recherche du but." Juve et Milan Dans une équipe où dix des onze titulaires potentiels jouent à la Juventus ou à l'AC Milan (seul le Romain Daniele De Rossi fait exception), les places les plus chères sont au milieu de terrain, le point fort de l'Italie, à cinq, en losange ou en 4-3-3. Sa souplesse tactique lui permet de se métamorphoser. Là, Prandelli s'appuie sur un quatuor d'inamovibles: Andrea Pirlo, Claudio Marchisio, De Rossi et Montolivo. Mais la Coupe des Confédérations permettra d'en essayer d'autres, comme le revenant Alberto Aquilani ou Alessandro Diamanti, entré en jeu en finale à Kiev. Prandelli emmène aussi au Brésil des vrais hommes de couloir pour jouer les Robben et Ribéry: Alessandro Cerci et Antonio Candreva. Et El Shaarawy peut jouer côté gauche comme au Milan. La défense, à trois ou à quatre, souplesse oblige, est basée sur l'arrière-garde de la Juventus Turin, double championne d'Italie. Gianluigi Buffon, capitaine, reste le patron, mais le Parisien Salvatore Sirigu joue la place de deuxième gardien au Brésil. Le trio Leonardo Bonucci, Andrea Barzagli (centraux), Giorgio Chiellini (central ou arrière-gauche) forme la base de la Nazionale. Deux latéraux de l'AC Milan, le fiable Ignazio Abate à droite, déjà finaliste à Kiev, et le jeune Mattia De Sciglio (20 ans) à gauche, semblent les mieux placés pour gagner leurs galons. Début de la revue d'effectif le 16 juin contre le Mexique. eba/bpa

(AFP)

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