France – Couple de policiers assassiné: un complice trahi par son ADN
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Couple de policiers assassiné en FranceUn complice de l’assaillant trahi par son ADN

Un jeune homme de 28 ans a été renvoyé aux assises pour son implication dans le double meurtre perpétré en juin 2016 à Magnanville, près de Paris.

Jean-Baptiste Salvaing et sa compagne Jessica Schneider ont été tués en présence de leur fils de 3 ans.

Jean-Baptiste Salvaing et sa compagne Jessica Schneider ont été tués en présence de leur fils de 3 ans.

AFP

Des juges d’instruction antiterroristes ont ordonné le renvoi devant la Cour d’assises spéciale de Mohamed A. pour «complicité» dans l’assassinat du policier Jean-Baptiste Salvaing et de sa compagne Jessica Schneider à Magnanville (Yvelines) le 13 juin 2016, a appris lundi l’AFP de source judiciaire.

Les magistrats ont suivi les réquisitions du parquet national antiterroriste (Pnat) qui demandait aussi un non-lieu pour deux autres hommes soupçonnés d’avoir apporté un soutien logistique à l’assaillant, Larossi A., a précisé cette source. L’assassin avait revendiqué l’attaque au nom du groupe État islamique (EI) en direct sur les réseaux sociaux, avant d’être abattu par le Raid.

Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commandant adjoint du commissariat des Mureaux (Yvelines), et sa compagne Jessica Schneider, 36 ans, agent administratif dans un commissariat voisin, avaient été assassinés à leur domicile, en présence de leur fils âgé alors de 3 ans. Mohamed A., 28 ans, a été mis en examen le 11 décembre 2017 pour «complicité d’assassinats sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste». Il est toujours en détention provisoire.

Présent au domicile du couple

Ami de Larossi A., Mohamed A. clame son innocence, assurant avoir quitté son logement ce soir-là pour aller à la mosquée. Les juges d’instruction ont ordonné qu’il soit jugé pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle», «complicité d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste» et «complicité de séquestration d’un mineur de moins de 15 ans en relation avec une entreprise terroriste».

Les magistrats s’appuient notamment sur des expertises, rejetées par la défense, pour affirmer qu’il était présent au domicile du couple au moment des faits: son ADN a été retrouvé sur le repose-poignet de l’ordinateur utilisé pour la revendication.

«Les dénégations de Mohamed A., quant à son adhésion à l’idéologie jihadiste telle que portée par le groupe terroriste État islamique, n’apparaissant donc pas convaincantes ni suffisantes au regard des éléments recueillis par ailleurs», notent les juges dans leur ordonnance de mise en accusation rendue vendredi. Mohamed A. et Larossi A.«qui se fréquentaient assidûment, partageaient les mêmes convictions et étaient portés par la même idéologie favorable au jihad armé», soulignent-ils.

«La famille Salvaing salue l’enquête exemplaire qui a été menée par le juge d’instruction et les services d’enquête» et «attend le procès avec sérénité et confiance», a réagi son avocate, Me Pauline Dufourq.

(AFP)

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