22.09.2020 à 16:07

Etats-UnisCour suprême: Donald Trump veut aller vite

Le président américain annoncera son choix samedi depuis la Maison-Blanche afin de remplacer la juge progressiste Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême.

Le décès de Ruth Bader Ginsburg offre une opportunité à Donald Trump de faire basculer la Cour suprême pendant de très nombreuses années.

Le décès de Ruth Bader Ginsburg offre une opportunité à Donald Trump de faire basculer la Cour suprême pendant de très nombreuses années.

KEYSTONE

Le président américain Donald Trump a indiqué mardi qu’il annoncerait samedi, depuis la Maison-Blanche, le nom d’une nouvelle juge pour succéder à Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême.

«J’annoncerai ma candidate pour la Cour suprême samedi, à la Maison-Blanche! L’heure exacte reste à déterminer», a tweeté le milliardaire républicain.

Donald Trump a indiqué lundi soir qu’il envisageait cinq magistrates présélectionnées en vue de remplacer Ruth Bader Ginsburg, la doyenne progressiste et féministe de la Cour décédée vendredi à 87 ans des suites d’un cancer.

Parmi les favorites figurent, en tête, Amy Coney Barrett, une catholique de 48 ans, ainsi qu’une magistrate d’origine cubaine née en Floride, Barbara Lagoa, 52 ans.

Cette dernière est «excellente, elle est Hispanique, c’est une femme formidable», a-t-il déclaré sur Fox News. «Nous aimons la Floride», a-t-il ajouté à propos de cet Etat qui devrait jouer un rôle clé dans le résultat de la présidentielle.

C’est le Sénat américain qui doit confirmer, à la majorité simple, les juges à la Cour suprême nommés à vie par le président.

Combat perdu d’avance?

Les démocrates sont vent debout, arguant qu’il faudrait attendre l’élection du 3 novembre qui opposera Donald Trump à Joe Biden avant tout vote et, en cas de victoire de l’ancien vice-président de Barack Obama, attendre même sa prise de fonctions en janvier 2021.

Mais le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a indiqué dès vendredi soir qu’il comptait organiser un vote pour remplacer «RBG». Il a réitéré lundi que le Sénat voterait «cette année», sans préciser de calendrier. Il dispose d’une majorité de 53 sièges contre 47.

Deux sénatrices républicaines modérées ont estimé que le Sénat ne devrait pas se prononcer avant la présidentielle mais mardi, un grand critique de Donald Trump, Mitt Romney, a lui indiqué qu’il ne s’y opposait pas.

Si aucun autre sénateur du parti conservateur ne s’y oppose, cela donnerait assez de voix aux républicains pour procéder à un vote.

Même s’ils arrivaient à une égalité 50-50, ils pourraient disposer d’assez de voix, grâce à l’intervention du vice-président Mike Pence qui peut départager en cas d’égalité.

(AFP/NXP)

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10 commentaires
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Chantal

22.09.2020 à 19:06

Décidément beaucoup de politiciens ont des règles à géométries variables, c'est comme ça les arrange et tant pis pour la morale et l'intégrité.

17

22.09.2020 à 18:02

Julian Assange est le plus grand journaliste d'investigation de notre époque. Il a exposé des complots d’assassinat, des prisonniers illégalement gardés, des programmes secrets de torture, des crimes de guerre; et de vastes quantités de corruption gouvernementale. Sa liberté de parole doit être pleine et entière. Il n'a pas mis les USA en danger, il a exposé des vilains travaillant pour les USA. Et, la proposition de grâce, en échange du nom de son informateur, ne vient pas de Trump. Trump dit se battre contre l'Etat profond, contre les méchants, c'est donc contre ces mêmes personnes qu'ils se battent tous deux.

Léo Carpintero

22.09.2020 à 17:52

Les républicains avaient bloqué durant 400 jours une nouvelle nomination sous la présidence d'Obama car ils étaient en fin de mandat. Il n'ont aucune logique ni même de respect pour leur démocratie