Pandémie: Covid-19: la barre des 150’000 morts franchie en France

Publié

PandémieCovid-19: la barre des 150’000 morts franchie en France

Vendredi, une barre symbolique a été franchie dans le nombre de victimes du coronavirus en France.

Le nombre de victimes du coronavirus atteint désormais les 150’000.

Le nombre de victimes du coronavirus atteint désormais les 150’000.

Reuters

Le seuil des 150’000 décès liés au Covid-19 a été franchi vendredi en France, où l’épidémie sévit depuis début 2020, sur fond de forte hausse des réinfections, selon les chiffres de Santé publique France. Avec 74 personnes mortes à l’hôpital des suites de la maladie en 24 heures, le nombre de décès a dépassé les 150’000. La barre des 140’000 avait été franchie le 11 mars, deux ans après le début de la pandémie en France.

La France en est à sa septième vague de l’épidémie, qui a démarré fin mai, poussée par des sous-variants d’Omicron. Elle se traduit par une forte hausse des contaminations, tandis que la circulation du virus continue de s’intensifier sur le territoire et que la date du pic épidémique reste incertaine.

Forte augmentation des cas

Jeudi soir, on comptabilisait ainsi plus de 160’000 cas, avec 17’719 patients hospitalisés, dont 1523 nouvelles admissions. Selon les dernières projections publiées par l’Institut Pasteur, les hospitalisations liées au Covid vont encore monter dans les jours qui viennent, les chercheurs tablant sur quelque 1700 admissions quotidiennes à l’hôpital à l’horizon du 18 juillet, contre autour d’un millier ces jours-ci.

Vendredi, dans son point hebdomadaire, Santé publique France a fait état d’une forte augmentation des réinfections au Covid, qui atteignent désormais 12% des cas confirmés. «La hausse est continue depuis l’arrivée de la vague Omicron», a commenté Vincent Auvigne, épidémiologiste de SpF.

Appel à mettre le masque

Malgré un nombre élevé de réinfections par un sous-variant d’Omicron après une première infection par un autre sous-variant d’Omicron (44% des cas), «la probabilité pour qu’une réinfection survienne actuellement après une première infection par un autre variant (Alpha, Delta ou autre)» «reste nettement plus élevée», souligne l’agence. Et «plus la première contamination s’éloigne dans le temps, plus la probabilité d’une réinfection va augmenter», a précisé VincentAuvigne.

Le nouveau ministre de la Santé, François Braun, a évoqué la septième vague de Covid au moment des premiers départs en vacances, alors que le port du masque est recommandé, mais pas obligatoire. «Je demande aux Français pour ce jour de grand départ en vacances de mettre le masque dans les trains, dans les bus, dans tous les endroits où on est un peu les uns sur les autres», a-t-il insisté.

L’ensemble des restrictions sanitaires a été levé au printemps, et l’exécutif ne souhaite pas à ce stade remettre en place des mesures contraignantes.

Port du masque jugé illégal

L’arrêté municipal du maire de Nice Christian Estrosi (ex-LR) imposant le retour du masque dans les transports en commun de la métropole niçoise à partir de lundi a été suspendu vendredi par la justice. Le juge des référés du tribunal administratif de Nice, saisi par quatre requérants, a estimé qu’aucune «raison impérieuse propre à la commune» ne rendait «indispensable l’édiction d’une telle mesure» qui, selon son ordonnance, porte donc une «atteinte grave et manifestement illégale» à la «liberté d’aller et venir» et «au droit de chacun au respect de sa liberté personnelle».

Lundi, le maire de Nice et les autres maires de la métropole de Nice avaient décidé d’aller plus loin que le gouvernement qui, pour l’instant, n’a fait que recommander le port du masque dans les transports publics, estimant que ce dernier «sera obligé d’y venir» compte tenu de l’évolution sanitaire dans le pays.

(AFP)

Ton opinion