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Élections législativesCraintifs face à l'immigration, les Danois aux urnes

Quatre millions de Danois se rendent aux urnes jeudi pour des législatives à l'issue d'une campagne dominée par l'économie et l'immigration.

A gauche, l'actuelle Premier ministre Helle Thorning-Schmidt qui est donnée de peu favorite et à droite, Lars Loekke Rasmussen, son opposant de droite.

A gauche, l'actuelle Premier ministre Helle Thorning-Schmidt qui est donnée de peu favorite et à droite, Lars Loekke Rasmussen, son opposant de droite.

AFP

La coalition de gauche du premier ministre sortant Helle Thorning-Schmidt, une femme, est au coude-à-coude dans les sondages avec ses rivaux de droite.

Selon la dernière enquête Gallup réalisée mardi, l'opposition de droite de Lars Løkke Rasmussen est créditée de 50,7% des intentions de vote, contre 49,2% pour la gauche. Un autre sondage donne les deux camps exactement à 50-50, tandis qu'un troisième donne une petite avance au bloc de Helle Thorning-Schmidt.

En 1998 déjà, le vote avait été si serré qu'il avait fallu les 180 voix des îles Féroé pour faire pencher la balance en faveur de la gauche.

S'il gagne, le parti libéral Venstre de Lars Løkke Rasmussen a promis de geler les dépenses publiques et d'alléger la fiscalité. S'ils sont reconduits, les sociaux-démocrates de Helle Thorning-Schmidt se sont engagés au contraire à augmenter les dépenses.

Reprise économique

Ces quatre dernières années, les sociaux-démocrates ont été jusqu'à 17 points derrière les libéraux, avant de remonter grâce à la reprise économique, apparue après une série de mesures d'austérité impopulaires - réduction des allocations chômage et des bourses accordées aux étudiants.

Depuis, le premier ministre n'a perdu aucune occasion de rappeler aux électeurs le passé entaché d'affaires financières de son adversaire. Lars Løkke Rasmussen, de son côté, a fait la liste des promesses non tenues par la chef du gouvernement depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2011. Elle avait notamment promis d'amélioration les services de santé et une augmentation des dépenses dans le domaine de l'éducation.

Xénophobie et euroscepticisme

Une inconnue demeure quant au rôle du parti populaire danois (DF) dont la cote a grimpé ces dernières années. Cette formation xénophobe et eurosceptique soutient le camp des libéraux, mais n'a pas dit clairement s'il participerait à un gouvernement en cas de victoire du bloc d'opposition.

Une première estimation des résultats sera donnée par deux sondages effectués à la sortie des urnes dès la fermeture des bureaux de vote, à 20 heures. Le décompte des voix devrait être terminé à minuit.

(ats)

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