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FranceCrash A320: poursuite des recherches et travaux d'identification

Le procureur de Marseille Brice Robin annonce ce dimanche que les enquêteurs ont trouvé des dizaines d'ADN sur le lieu de la catastrophe.

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Un mémorial érigé à Le Vernet, sur la commune proche du lieu du crash de Germanwings. (30 mars 2015).

Un mémorial érigé à Le Vernet, sur la commune proche du lieu du crash de Germanwings. (30 mars 2015).

Reuters
Le procureur de Marseille a annoncé 29 mars que les enquêteurs ont «isolé 78 ADN distincts» sur les lieux du crash de l'Airbus A320 de Germanwings, qui devront être comparés à ceux des familles des 150 victimes pour identification. (29 mars).

Le procureur de Marseille a annoncé 29 mars que les enquêteurs ont «isolé 78 ADN distincts» sur les lieux du crash de l'Airbus A320 de Germanwings, qui devront être comparés à ceux des familles des 150 victimes pour identification. (29 mars).

Keystone
Enquêteurs et secouristes restent mobilisés sur les lieux de la catastrophe. (28 mars 2015)

Enquêteurs et secouristes restent mobilisés sur les lieux de la catastrophe. (28 mars 2015)

AFP

Les gendarmes français ont poursuivi ce week-end leurs recherches sur le site du crash de l'Airbus A320 de Germanwings. Ils ont «isolé 78 ADN distincts», qui devront être comparés à ceux des familles des 150 victimes pour identification, a indiqué ce dimanche 29 mars le procureur de Marseille.

L'aménagement d'un chemin d'accès, accessible pour des véhicules tout-terrain pourrait être terminé d'ici lundi soir, a ajouté Brice Robin. Cet accès permettra notamment l'évacuation de grosses pièces de carlingue. Jusqu'ici, les enquêteurs se rendaient sur la zone chaque jour par hélitreuillage depuis Seyne-les-Alpes, ce qui donne lieu, quotidiennement, à une soixantaine de rotations.

Les enquêteurs s'efforcent de collecter un maximum d'éléments permettant l'identification des corps mais, compte tenu de l'état des prélèvements et du terrain, très accidenté, la tâche est ardue. Les restes humains sont également hélitreuillés jusqu'à Seyne-les-Alpes.

Boîte noire recherchée

Dans ce petit village près de Digne, la police nationale a installé un laboratoire. Dans cet endroit tenu secret travaillent une cinquantaine d'experts, médecins et dentistes légistes, membres de la police nationale ou techniciens d'investigation criminelle locaux.

Les gendarmes s'efforcent aussi de retrouver la seconde boîte noire, qui enregistre les données du vol (vitesse, altitude, trajectoire). Un défi gigantesque: avec un avion projeté à plus de 700 km/h contre la montagne, la boîte noire d'un poids estimé à sept à dix kiogrammes, «peut se retrouver encastrée», avance l'adjudant-chef Stéphane Laout du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Grenoble.

«Ouvre cette foutue porte !»

Pendant ce temps, la presse allemande continue d'enquêter sur le profil du copilote et le déroulement du drame. Citant des sources proches de l'enquête ayant eu connaissance du contenu d'une boîte noire, le «Bild am Sonntag» raconte en outre comment le commandant de bord a tenté d'enfoncer la porte du poste de pilotage dont il était sorti.

Le contenu de la boîte noire retrouvée sur les lieux de l'accident a permis de confirmer que le jeune homme s'était enfermé dans le poste de pilotage. Selon Bild, on y entend le commandant hurler: «Nom de Dieu, ouvre cette porte !», puis tenter de l'enfoncer.

«Ouvre cette foutue porte !», répète-t-il en attaquant la porte avec une hache, tandis que retentissent les cris des passagers quelques secondes avant l'impact.

Peur de devenir aveugle

Le Bild am Sonntag croit également savoir que le jeune homme craignait de devenir aveugle d'un oeil en raison d'un décollement de la rétine. On ignore si ses craintes étaient dues à une véritable affection ou à ses problèmes psychologiques.

Selon la Welt am Sonntag,qui cite également un enquêteur haut placé, le copilote «était soigné par plusieurs neurologues et psychiatres». D'importantes quantités de médicaments ont été retrouvées à son domicile, poursuit l'hebdomadaire, ajoutant que la police a retrouvé des notes personnelles selon lesquelles le jeune homme de 27 ans souffrait de graves symptômes dus au stress.

«Voyeurisme» dénoncé

A la Lufthansa, compagnie dont dépend Germanwings, on dit tout ignorer des problèmes de santé du copilote. Le parquet de Düsseldorf, où l'avion aurait dû se poser, s'est quant à lui refusé à tout commentaire sur les révélations de la presse.

En France, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) chargé d'enquêter sur les circonstances du crash s'est dit «consterné» dimanche par la succession de ces «révélations qui relèvent du voyeurisme». Il a affirmé qu'il «ne communiquera que sur les avancées de l'enquête de sécurité».

Samedi, Bild avait publié une interview d'une femme qui disait avoir eu une relation avec le copilote, qui lui aurait dit vouloir «changer le système» et que «tout le monde connaîtrait son nom».

Les dernières minutes avant le crash

(AFP)

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