23.03.2012 à 15:53

Parlement fédéralCredit Suisse arrosera les partis avec une coquète somme

La banque répartira cette somme en fonction de la force des groupes parlementaires des partis sous la Coupole fédérale et du nombre d'élus dans les législatifs cantonaux.

Durant les deux dernières années, la grande banque ne soutenait plus aucun parti.

Durant les deux dernières années, la grande banque ne soutenait plus aucun parti.

Keystone

Le Credit Suisse soutient désormais tous les partis politiques qui le demandent. Il dispose d'un budget annuel d'un million de francs. Cette nouvelle stratégie en matière de financement des partis figure dans le dernier rapport annuel de la grande banque publié vendredi. «Ce soutien s'accompagne il va sans dire d'aucune obligation de la part des formations politiques et est indépendant du programme ou des positions de celles-ci», écrit le groupe.

Le CS considère ces dons comme une part de sa contribution au système de milice de la politique suisse et aux partis gouvernementaux. Les partis avaient déjà largement éventé cette nouvelle stratégie ces derniers jours.

Durant les deux dernières années, la grande banque ne soutenait plus aucun parti. Auparavant, des dons à des partis proches des milieux économiques «avaient donné lieu à des spéculations, notamment sur les montants», a indiqué à l'ats le porte-parole de CS, Marc Dosch. Ces dons n'avaient jamais été transparents, a-t-il ajouté.

La deuxième banque

Aujourd'hui, la banque vise la transparence et la traçabilité du financement. Le critère objectif retenu sera la force des partis. Le CS a décidé de réserver un million par année, soit environ 200'000 francs pour les plus grosses formations. Interrogé sur les partis qui ont déjà déposé une demande au CS, le porte-parole n'a pas voulu répondre. «C'est l'affaire des partis», a-t-il répondu.

Le Credit Suisse n'est pas la seule banque à faire un geste pour le politique. La Raiffeisen a aussi instauré un nouveau système de dons aux partis dans un soucis de transparence. Les dons sont aussi répartis selon le nombre d'élus. Au total, ils s'élèvent à 246'000 francs par an.

Comme la Suisse est pratiquement le seul pays européen à ne pas connaître de règles sur le financement des partis, elle est régulièrement l'objet de critiques. Début décembre, le Groupe d'Etats contre la corruption (Greco) a recommandé à la Suisse d'adopter une réglementation.

(ats)

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