22.12.2015 à 10:52

Etats-UnisCredit Suisse attaque UBS pour débauchage de personnel

Des dizaines de banquiers ont rejoint UBS après la vente de la division banque privée à Wells Fargo en octobre.

Le Credit Suisse n'a pas apprécié de voir ses banquiers rejoindre les rangs d'UBS aux Etats-Unis.

Le Credit Suisse n'a pas apprécié de voir ses banquiers rejoindre les rangs d'UBS aux Etats-Unis.

Keystone

Le Credit Suisse attaque en justice son concurrent UBS aux Etats-Unis. Au cours des derniers mois, UBS aurait débauché du personnel de sa division banque privée sur place, récemment revendue à la banque américaine Wells Fargo.

Credit Suisse a saisi les autorités américaines de régulation de la finance (Financial Industry Regulatory Authority), a indiqué mardi la banque, confirmant une information du Wall Street Journal. Credit Suisse ne confirme que le dépôt de la plainte sans se prononcer sur les détails de l'article.

La bataille juridique ne concernerait que la division banque privée de Credit Suisse aux Etats-Unis, qui a été vendue à la banque américaine Wells Fargo en octobre. Au total, 70 banquiers sur un total de 300 auraient quitté Credit Suisse et rejoint UBS, a indiqué une source proche de l'affaire citée lundi par le Wall Street Journal.

Les ex-banquiers de Credit Suisse ayant rejoint UBS ont reçu une lettre d'un cabinet d'avocats représentant leur ancien employeur évoquant d'éventuelles poursuites judiciaires à leur encontre pour avoir emmené avec eux des informations sur la clientèle.

Informations sur des clients

Habituellement, les banquiers peuvent emporter avec eux des informations sur les clients sans craindre de poursuites judiciaires. Cependant, dans le cas où UBS serait jugé coupable d'avoir débauché du personnel, cette protection ne serait pas garantie.

Ross Intelisano, associé au cabinet d'avocat Rich, Intelisano & Katz, qui représente une vingtaine d'ex-employés de Credit Suisse, a indiqué au Wall Street Journal que les banquiers «n'avaient pas eu d'autre choix que de quitter Credit Suisse».

Tidjane Thiam, directeur général (CEO) de Credit Suisse, avait justifié la vente de la division en raison de son manque de rentabilité.

Jointe par l'ats, UBS renonce pour l'instant à prendre position sur la plainte.

(ats)

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