Canton de Neuchâtel - Cressier: «Tout est parti, c’est catastrophique!»
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Canton de NeuchâtelCressier: «Tout est parti, c’est catastrophique!»

Les habitants se réveillent dans une cité sinistrée. Mais après l’orage, la solidarité s’organise. Témoignages.

par
Vincent Donzé
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Cressier se réveille sinistré, mercredi 23 juin, ici Raymond Fuchs.

Cressier se réveille sinistré, mercredi 23 juin, ici Raymond Fuchs.

Lematin.ch/Vincent Donzé
Cressier se réveille sinistré, mercredi 23 juin.

Cressier se réveille sinistré, mercredi 23 juin.

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Cressier se réveille sinistré, mercredi 23 juin.

Cressier se réveille sinistré, mercredi 23 juin.

Lematin.ch/Vincent Donzé

Quel déluge à Cressier, amplifié par la crue de la rivière! «Voilà ce que c’est d’avoir un village en pente», lâche une habitante, tandis que deux résidentes tirent des chariots remplis de bouteilles d’eau. Cressier s’est réveillé sens dessus dessous, avec des rues éventrées et des rochers qui ont bousculé des voitures, quand ce n’est pas la boue qui les a ensevelies.

«Plus on va haut, plus c’est détruit. En haut, il n’y a plus de route», remarque un secouriste. «On n’avait pas besoin de ça…», lâche la patronne du restaurant de la «Croix Blanche» en cherchant son smartphone. La soirée de vendredi sera annulée, mais c’est un moindre mal quand d’autres ont tout perdu.

Pas de blessé

Partout ou presque, les rez-de-chaussées sont tapissés de boue. Ceux qui ont perdu des biens sont désespérés, d’autres gardent le moral. «J’ai perdu tous mes géraniums d’un coup, mais tant qu’il n’y a pas de blessé, on s’en remettra», soupire Raymond Fuchs.

«Trois de mes grands pots et une passerelle en fer ont été emportés à 600 mètres. Quand je pense que j’étais sur le point d’appeler mon assurance après la grêle de la veille…», reprend Raymond Fuchs.

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Cressier, entre 11 h et midi.

Cressier, entre 11 h et midi.

Lematin.ch/Vincent Donzé
Cressier, entre 11 h et midi.

Cressier, entre 11 h et midi.

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Cressier, entre 11 h et midi.

Cressier, entre 11 h et midi.

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Plus bas dans le village, Frédéric Jakob est venu prêter main-forte à ses parents. «Ma belle-mère ne peut pas sortir de chez elle», dit-il, les bottes dans une flaque. «Il y a même des boules de Noël qui flottent…», remarque-t-il.

«J’ai vu l’eau sortir par des fenêtres, j’en avais jusqu’à mi-cuisse», témoigne Frédéric Jakob. Mercredi, sous un soleil revenu, la vie n’a pas repris son cours. Tout nettoyer, tout réparer «ça prendra des semaines», selon Frédéric.

Moment horrible

À la taverne du «Tilleul», le patron passe cette journée de mercredi à tout nettoyer «suite à la catastrophe arrivée hier», écrit-il à sa clientèle. «Un moment horrible pour beaucoup de familles». Dans le village voisin, au Landeron, le bar «Cal» offre le petit-déjeuner aujourd’hui et demain aux personnes sinistrées.

Dans les rues et sur les réseaux sociaux, la solidarité s’organise. Sur le profil Facebook «T’es de Cressier si…», David a une «grosse pensée» pour ses copains d’école. Joëlle qui a vécu pareille inondation il y a deux ans dans le Val-de-Ruz distille ses conseils: «Ne débarrassez rien sans que votre assurance soit venue sur place». La remise en état ne fait que commencer.

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