Corée du Sud: Crise politique: un ex-ministre en détention provisoire
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Corée du SudCrise politique: un ex-ministre en détention provisoire

L'ancien ministre de la Santé a reconnu avoir fait pression pour une fusion au sein de Samsung.

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L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée vendredi en appel à 25 ans de prison pour corruption. (Vendredi 24 août 2018)

L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée vendredi en appel à 25 ans de prison pour corruption. (Vendredi 24 août 2018)

AFP
Park Geun-hye a déposé devant la justice de son pays un document par lequel elle renonce à faire appel de sa condamnation. L'ancienne présidente a pris 24 ans de prison pour corruption. (16 avril 2018)

Park Geun-hye a déposé devant la justice de son pays un document par lequel elle renonce à faire appel de sa condamnation. L'ancienne présidente a pris 24 ans de prison pour corruption. (16 avril 2018)

Keystone
Park Geun-hye a été condamnée à 24 ans de prison. Elle a été reconnue coupable de corruption, abus de pouvoir et de coercition. (Vendredi 6 avril 2018)

Park Geun-hye a été condamnée à 24 ans de prison. Elle a été reconnue coupable de corruption, abus de pouvoir et de coercition. (Vendredi 6 avril 2018)

Keystone

Un ancien ministre sud-coréen de la Santé, aujourd'hui à la tête de la caisse nationale de retraite, a été placé samedi en détention provisoire dans l'enquête pour corruption qui menace la présidence de Park Geun-Hye.

Moon Hyung-Pyo a reconnu lors de sa garde à vue avoir fait pression, quand il était ministre (décembre 2013-août 2015) sur le Service national des pensions de retraite (NPS) dont il est devenu ensuite le patron pour qu'il soutienne une fusion très controversée au sein de Samsung.

Le tribunal du district central de Séoul a ordonné son placement en détention provisoire, requis par le parquet, a annoncé samedi l'agence Yonhap.

Il s'agit d'une des ramifications d'une crise politique à tiroirs qui risque d'emporter la présidente, dont le parlement a voté la destitution début décembre. Cette motion doit encore être entérinée par la Cour constitutionnelle.

Samsung concerné

La présidente, dont les pouvoirs ont été transmis en attendant au Premier ministre, est accusée de collusion avec son ancienne confidente de l'ombre Choi Soon-Sil, actuellement en détention et accusée notamment d'avoir profité de ses relations pour extorquer des sommes astronomiques aux conglomérats sud-coréens, parmi lesquels Samsung.

Dans cette affaire, Samsung Group est soupçonné d'avoir soudoyé Mme Choi, l'amie de 40 ans de la présidente, pour obtenir le feu vert du gouvernement à une fusion controversée en 2015 qui avait été perçue comme une étape cruciale pour assurer une passation de pouvoir sans histoire au sommet du groupe, au profit de l'héritier présomptif Lee Jae-Yong.

Cheil Industries, la holding de fait du groupe, avait racheté C&T, filiale de Samsung présente dans le commerce et la construction. Mais des actionnaires de C&T s'étaient opposés avec force à cette fusion, sous la houlette du fonds spéculatif américain Elliott, pour qui l'opération sous-estimait la valeur de la compagnie, lésant ses actionnaires.

Fusion controversée

Au fil des investigations, M. Moon, un proche de la présidente, s'est retrouvé soupçonné d'avoir fait pression sur le NPS, un important actionnaire de Samsung, pour qu'il accepte la fusion.

Selon certains médias, les enquêteurs prévoient d'entendre en janvier Lee Jae-Yong pour savoir s'il a ou non donné pour instruction aux dirigeants de Samsung Electronics de verser des millions de dollars à des fondations contrôlées par Mme Choi, en échange du soutien du NPS à la fusion controversée.

(AFP)

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