04.12.2017 à 07:09

EconomieCroissance: les patrons britanniques pessimistes

La principale organisation patronale britannique livre ses prévisions moroses sur la croissance, au moins jusqu'en 2019.

Image prétexte

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Keystone

Le patronat britannique a publié vendredi des prévisions moroses sur la croissance britannique au moins jusqu'en 2019. Il pointe une baisse du pouvoir d'achat des consommateurs et l'incertitude entourant le Brexit.

Le CBI, principale organisation patronale du Royaume-Uni, a prévu que la croissance du pays se limiterait à 1,5% en 2017, 1,5% en 2018 et à peine 1,3% en 2019. Ces prévisions ternes, qui s'arrêtent à la fin 2019, sont très proches de celles publiées le 22 novembre par l'institut public OBR.

«Après une année 2017 timide, la croissance britannique devrait rester poussive, avec moins d'énergie que ce que nous avons vu ces dernières années», a expliqué Rain Newton-Smith, l'économiste en chef du CBI, dans un communiqué.

Denrées importées plus chères

«La demande intérieure devrait rester molle. Les dépenses des ménages vont rester sous la pression de salaires réels diminués et l'incertitude du Brexit va peser sur l'investissement des entreprises», a-t-elle ajouté.

Depuis la décision des Britanniques de quitter l'UE lors du référendum du 23 juin 2016, la livre sterling a dégringolé face au dollar et à l'euro, ce qui a renchéri les denrées importées, notamment alimentaires, et poussé l'inflation à 3%.

Comme les salaires n'augmentent pas aussi vite, les ménages britanniques, notamment les plus modestes, voient leur pouvoir d'achat s'effriter, ce qui pèse in fine sur la consommation.

Du côté des entreprises, un certain attentisme prévaut au moment où Londres et Bruxelles peinent à s'accorder sur les prérequis de la négociation d'un nouvel accord commercial entre le Royaume-Uni et l'UE.

Négociations cruciales

Aucune période de transition n'a en outre été confirmée pour faire le pont entre le Brexit, prévu fin mars 2019, et l'entrée en application d'éventuels nouveaux accords.

«Il est clair que le Brexit affecte les plans d'investissement des entreprises qui doivent se préparer au scénario d'une absence d'accord. Il est donc crucial que des progrès soient accomplis dans les négociations avec Bruxelles, particulièrement pour apporter davantage de clarté sur les accords de transition», a souligné Mme Newton-Smith.

(ats)

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