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FranceCuisante défaite du PS au profit de la droite

Le Parti socialiste, au pouvoir en France, a essuyé dimanche une cuisante défaite lors de trois élections législatives partielles. Il se retrouve même éliminé du second tour dans un département de la région parisienne.

Le premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault.

Le premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault.

Keystone

Comme habituellement lors des scrutins partiels, l'abstention a été élevée, tant dans le Val-de-Marne (dans la région parisienne) que dans l'Hérault au sud de la France, où la députée socialiste sortante est devancée par l'UMP (droite, opposition), et dans les Hauts-de-Seine (également dans la région parisienne), où Patrick Devedjian (UMP) est largement en tête.

La plus grande surprise est venue de la 1ère circonscription du Val-de-Marne, où le député sortant UDI (centre), soutenu par l'UMP, Henri Plagnol, et le dissident UMP, Sylvain Berrios, sont arrivés en tête, le candidat du PS ayant été éliminé.

Un avertissement pour le gouvernement

Dans la 13e circonscription des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, président du conseil général et ancien ministre UMP, arrive en tête du premier tour avec plus de 49% des voix, devant le candidat chevènementiste (MRC, gauche), Julien Landfried, qui a enregistré 32% des suffrages. L'abstention a atteint 63%.

A l'UMP, le chef du parti Jean-François Copé et l'ancien premier ministre François Fillon se sont tous deux réjouis de ces résultats «encourageants». Pour le président proclamé et contesté du parti, ils constituent «un indicateur significatif de la démobilisation de l'électorat de gauche». Selon l'ancien premier ministre, ils «sont clairement un avertissement au gouvernement de Jean-Marc Ayrault».

Le Parti socialiste, confronté dimanche à une lourde défaite, a souligné que les «trois circonscriptions étaient traditionnellement acquises à la droite. Il a appelé au «rassemblement de la gauche» pour le second tour dans l'Hérault et les Hauts-de-Seine.

Le FN ne profite pas de la crise de l'UMP

Le Front national, qui assure enregistrer depuis le début de la crise à l'UMP des vagues conséquentes d'adhésions, n'a pas profité de la situation dans les urnes aux trois législatives partielles de dimanche, notamment à Béziers où il fait à peine mieux qu'en juin.

Dans cette 6e circonscription de l'Hérault, la candidate frontiste France Jamet (23,37%, 8240 voix) est éliminée - faute d'avoir atteint 12,5% des inscrits - dans un scrutin marqué par une forte abstention (58,46%). En juin, le FN s'était offert une triangulaire avec un score de 22,5% (11'329 voix).

Si les élections partielles sont plus difficiles pour le parti d'extrême droite, ce résultat est en-deça des attentes des frontistes, qui rêvaient d'une qualification au second tour et d'un duel face au PS, à la faveur de la crise aiguë que traverse l'UMP depuis le 18 novembre.

(ats/afp)

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