20.05.2014 à 14:15

Cure de jouvence pour Leica qui inaugure un nouveau siège

Photographie

Le célèbre fabricant allemand de matériel photographique haut de gamme Leica inaugurera vendredi son nouveau siège à Wetzlar.

Près de 60 millions d'euros ont été investis dans la construction d'un nouveau siège.

Près de 60 millions d'euros ont été investis dans la construction d'un nouveau siège.

YOUTUBE

Lancé à la reconquête du succès, le célèbre fabricant allemand de matériel photographique haut de gamme Leica inaugurera vendredi son nouveau siège à Wetzlar, dans l'ouest de l'Allemagne, où ses légendaires boîtiers virent le jour cent ans plus tôt. Le projet a nécessité un investissement de 60 millions d'euros.

Ce site ultra-moderne, baptisé Leitz-park en référence au fondateur de l'entreprise Ernst Leitz, réunira en un même lieu l'usine principale de Leica ainsi que deux autres dédiées à la mécanique miniature et à l'optique de pointe.

L'inauguration de ces nouveaux locaux s'accompagnera d'une vente aux enchères, qui rassemblera une centaine de pièces rares, dont un télescope datant de 1852, et des tirages photos emblématiques.

Située dans l'Etat régional de Hesse, Wetzlar constitue le berceau de la maison Ernst Leitz, devenu par la suite Leica Camera. C'est là qu'en 1914, l'ingénieur Oskar Barnack met au point le premier prototype d'appareil photo petit format «Ur-Leica», une révolution pour l'époque où les imposantes chambres photographiques règnent en maître. Il donne naissance à une longue lignée de boîtiers dont le légendaire «Leica M».

Marque chérie

Chérie des pionniers du photojournalisme Robert Capa et Henri Cartier-Bresson, la marque à la pastille rouge cultive soigneusement cette image. Parmi les clichés estampillés Leica, certains, comme le portrait du leader de la révolution cubaine Ernesto «Che» Guevara réalisé par Alberto Korda, ont fait le tour du monde.

L'entreprise traverse toutefois une passe difficile au début des années 2000, après avoir mal négocié le tournant de la photo numérique, et subit de plein fouet la concurrence des constructeurs asiatiques. Elle est aussi victime de son succès: la robustesse de ses appareils incitent nombre de photographes à investir dans des appareils d'occasion plutôt que de s'offrir des modèles neufs.

La société n'est plus que l'ombre d'elle-même jusqu'à son rachat en 2005 par l'Autrichien Andreas Kaufmann, l'actuel président du conseil de surveillance, avec pour ambition de lui redonner son prestige d'antan. Il reçoit un soutien de poids en 2011, avec l'arrivée du fonds d'investissement Blackstone, qui débourse quelque 160 millions d'euros pour acquérir une part au capital du groupe.

Conversion au numérique

Face à la guerre des prix que se livrent les constructeurs d'appareils photos, M. Kaufmann convertit la maison Leica au numérique tout en cultivant la réputation haut de gamme qui entoure ses appareils. Une stratégie qui se révèle payante: dès 2011, les ventes affichent à nouveau une croissance à deux chiffres.

Il opère en outre un rajeunissement de la marque. Dernière opération en date, le groupe a lancé en début d'année une nouvelle génération d'appareils numériques et connectés, la série T, dont la robe, épurée et en aluminium, est le fruit d'une collaboration avec les ingénieurs du constructeur automobile allemand Audi.

(ats)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!