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autoDakar-2016: Peugeot "toujours sur la courbe d'apprentissage" (TROIS QUESTIONS)

Le patron de Peugeot Sports, Bruno Famin, estime que le constructeur français, de retour au Dakar en 2015, est "toujours sur la courbe d'apprentissage" mais attend de son quatuor d'équipages un résultat "meilleur de manière significative" en 2016, vendredi à la veille du départ.

Q: L'ambition de Peugeot sur le Dakar-2016 est-elle toujours "la victoire et rien d'autre", comme vous l'aviez déclaré il y a un an ?

R: "Peugeot vient sur le Dakar pour la victoire et rien d'autre (à terme), c'est sûr. Mais en 2016, on est toujours sur la courbe d'apprentissage, étant donné la difficulté de l'épreuve. On a beau faire des milliers de kilomètres d'essais au Maroc, ce n'est pas la Cordillère des Andes, on n'est pas à 3600 m d'altitude où on va passer quatre jours cette année, il n'y a pas de rios en crue, etc. Donc, on sera encore ici pour apprendre. On veut apprendre vite, on veut être de manière très significative meilleurs que l'année dernière" (en 2015, deux des trois Peugeot avaient rallié l'arrivée en 11e et 34e positions).

Q: Sur quels points la voiture a-t-elle évolué ?

R: "Un des points majeurs qu'il fallait qu'on améliore, c'était la stabilité de la voiture, qui était un petit peu vive. On l'a faite 20 centimètres plus large et plus longue. A partir de là, on est un peu obligé de tout re-concevoir et c'est un exercice salutaire. Outre la stabilité qu'on a gagnée, on a pu faciliter l'accès à la mécanique, gagner beaucoup de poids. On a une voiture plus légère, plus stable, un moteur plus puissant. La voiture est mieux partout. Les essais se sont plutôt bien passés. On a fait pas mal de séances et de kilomètres. On attend de voir ce que ça va donner" (en course).

Q: Comment envisagez-vous le premier Dakar de Sébastien Loeb ?

R: "C'est quelqu'un d'extraordinaire, il a une faculté d'adaptation incroyable. Il ne connaît pas la voiture, il ne connaît pas le circuit ou la piste, et au bout de dix kilomètres, il vous dit tous les défauts de la voiture en allant déjà très vite ! Et avec son copilote Daniel Elena, il travaille énormément. En termes de vitesse, je n'ai absolument aucun doute. Si ce n'est peut-être qu'il risque parfois d'aller trop vite... Pour la gestion de la course, très spécifique et bien différente du WRC, ils ont tout à découvrir, à apprendre. Ils savent que le meilleur résultat qu'ils pourraient faire, c'est arriver au bout. Sans faire d'erreur et s'il n'y a pas de problème sur la voiture, ils seront nécessairement pas mal placés."

Propos recueillis par Elodie SOINARD

es/sk

(AFP)

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