Hockey sur glace: Danielsson et Richard à l'honneur

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Hockey sur glaceDanielsson et Richard à l'honneur

Chaque semaine, «Le Matin» distribue ses bons points et récompense les trois meilleurs joueurs en National League.

par
Grégory Beaud

*** Nicklas Danielsson (Lausanne)

Du côté de Malley 2.0, les leaders suisses sont fréquemment aux abonnés absents. Les joueurs étrangers, eux, répondent soir après soir aux attentes. Double buteur vendredi lors de la défaite contre GE Servette, Nicklas Danielsson a inscrit quatre points (2 buts, 2 assists) le lendemain lors du succès à Davos. Le voilà propulsé à la deuxième place du classement des compteurs avec 35 points en 32 matches. Si l'on ajoute à cela un impact des deux côtés de la patinoire, le Suédois réalise peut-être sa saison la plus complète depuis qu'il est en Suisse.

** Grégory Hofmann (Lugano)

A force, on ne sait plus quoi dire sur ce joueur. Il a terrorisé FR Gottéron tout seul (2 buts, 2 assists). Profitons de la présence de Grégory Hofmann car elle ne de devrait pas durer. Avec 18 buts en seulement 26 matches, le Romand de Lugano est en train d'affoler les compteurs. Il a le même nombre de pions que Danielsson mais avec six matches de moins. Impressionnant. Il s'agit là de sa quatrième apparition dans notre classement et ce n'est pas un hasard.

* Tanner Richard (GE Servette)

Images: Keystone.

Lorsque son équipe a le plus besoin de ses leaders, le joueur de centre répond présent à chaque fois. Il allie vitesse, rudesse et talent offensif. Parfois encore trop sujet aux pénalités stupides, Tanner Richard est tout de même une sacrée bonne surprise du côté des Aigles. Gageons que s'il n'avait pas ses sautes d'humeur (et de concentration), il ne serait pas sous nos latitudes.

Le joueur à suivre – Beat Forster (Bienne)

On ne va pas se mentir, le scepticisme autour de l'arrivée du défenseur à Bienne était grand. Et les vingt premiers matches de championnat ont plutôt confirmé cette prémonition. Mais Beat Forster est en train de prendre de plus en plus d'importance dans l'arrière-garde seelandaise. Ce n'est pas un hasard si l'équipe carbure depuis qu'il est en forme.

Le bonnet d'âne – Lorenz Kienzle (FR Gottéron)

Bon lorsque l'équipe est bonne. Mauvais lorsque l'équipe est mauvaise. Lorenz Kienzle est l'archétype du «Schönwetter Spieler». Un ancien entraîneur bien connu de la scène romande me faisait un jour cette confidence à propos des joueurs tchèques: «Lorsqu'il pleut, ils sont mouillés. Lorsqu'il fait beau, ils rigolent.» Sous-entendu, ils n'ont aucune influence sur le destin de leur équipe. Et si Lorenz Kienzle avait des racines du côté de Prague?

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