Tourisme - Dans la grisaille générale, les campings tirent leur épingle du jeu
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TourismeDans la grisaille générale, les campings tirent leur épingle du jeu

Le tourisme suisse a cruellement souffert de la pandémie en 2020. La parahôtellerie a baissé de plus de 11 pour cent. Avec une belle hausse, le camping fait figure d’exception.

Malgré la fermeture imposée par les autorités au printemps, les campings ont enregistré près de 4,2 millions de nuitées en 2020.

Malgré la fermeture imposée par les autorités au printemps, les campings ont enregistré près de 4,2 millions de nuitées en 2020.

24HEURES / Chantal Dervey

En 2020, le cumul des résultats de l’hôtellerie et de la parahôtellerie (auberges de jeunesse, bed&breakfasts, terrains de camping ou résidences de tourisme) a permis de dresser un bilan complet de l’hébergement touristique. Celui-ci a aussi payé un lourd tribut en cette première année de pandémie: 38,5 millions de nuitées ont été enregistrées en Suisse, soit 31,5% de moins qu’en 2019. La clientèle indigène en a généré 28,3 millions (-3,7%), celle de l’étranger 10,2 millions (-61,9%).

La parahôtellerie (campings, auberges de jeunesse et appartements de vacances) a enregistré 14,8 millions de nuitées. Cela représente une baisse de 11,3% par rapport à 2019. La demande indigène a augmenté de 3,8%, pour atteindre le total de 11,9 millions. Elle représente plus de 80% de la demande totale.

Presque uniquement d’Europe

Le nombre de nuits de la clientèle étrangère a par contre reculé de 44,4%, à 2,9 millions d’unités. Avec 2,8 millions (-35,7%), les hôtes venus d’Europe constituent la plus grande part de la clientèle étrangère.

Par catégorie, les appartements de vacances ont enregistré la plus grande part des nuitées de la parahôtellerie en 2020 (48,4%). Ils en ont comptabilisé 7,2 millions (+1,3%): 5,5 millions pour les Suisses (+26,4%), 1,7 million (-42,2%) pour la demande étrangère. Parmi cette dernière, plus de 95% des hôtes venaient du continent européen (1,6 million, -31,7%).

En moyenne, la durée de séjour dans un appartement de vacances s’est montée à 6,6 nuits en 2020. La région lémanique est celle où la demande a été la plus forte, avec 2,8 millions, suivie de la Suisse orientale (2,5 millions).

Recul marqué pour les dortoirs

L’impact de la pandémie de Covid-19 a été le plus fort dans les hébergements collectifs (dortoirs, abris PC), qui ont enregistré 3,4 millions de nuitées en 2020, soit 39% de moins qu’en 2019. Le recul a été marqué tant du côté suisse (trois millions, -34,3%), que du côté étranger (450’000, -58,8%).

Avec 414’000 unités (-48,6%), les hôtes venus d’Europe représentaient la part la plus importante de la demande étrangère (92,1%). La durée moyenne d’un séjour était en moyenne de 2,5 nuits. La Suisse orientale occupe le haut du classement des grandes régions, avec un million de nuitées.

L’Espace Mittelland cartonne

L’embellie est à chercher du côté des terrains de camping. Avec un total proche de 4,2 millions, ils ont enregistré – malgré la fermeture imposée par les autorités au printemps – une augmentation de 11,1% des nuitées par rapport à lannée précédente. Ce résultat s’explique principalement par la hausse de 33,1% enregistrée entre juillet et octobre.

Sur l’ensemble de l’année, la clientèle indigène a produit 3,4 millions de nuitées (+33,9%). La clientèle de l’étranger (qui provient pour 99,3% d’Europe) en a généré 760’000 (-36,8%). La durée de séjour était de 3,2 nuits. Les campings de l’Espace Mittelland trustent la première place (973’000), suivis de ceux de la Région lémanique (967’000).

(COMM / FTR)

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