Risque de pénurie d’énergie: Dans le pire des scénarios, le trafic serait paralysé en Suisse

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Risque de pénurie d’énergieDans le pire des scénarios, le trafic serait paralysé

La menace d’un black-out plane sur la Suisse. S’il devait y avoir lieu, les tunnels seraient fermés, les signaux lumineux éteints et les trains arrêtés, prévient le chef de l’Organisation pour l’approvisionnement en électricité en cas de crise. 

Éclairage avec des bougies, trafic routier bloqué, signaux lumineux éteints, tunnels fermés et transports publics seraient paralysés en cas de pénurie d’électricité. 

Éclairage avec des bougies, trafic routier bloqué, signaux lumineux éteints, tunnels fermés et transports publics seraient paralysés en cas de pénurie d’électricité. 

20min/Matthias Spicher

La Suisse risque une pénurie de gaz et d’électricité l’hiver prochain. Tel est l’avertissement lancé mercredi par le Conseil fédéral, qui appelle à une réduction de la consommation. Dans le «SonntagsBlick», Lukas Küng, chef de l’Organisation pour l’approvisionnement en électricité en cas de crise (OSTRAL), mise en place par la
Confédération, décrit précisément ce qui nous attend si le pire scénario se produit: éclairage avec des bougies, trafic routier bloqué, signaux lumineux éteints, tunnels fermés et transports publics paralysés. Seules les infrastructures vitales seraient épargnées.

«Tout est mis en œuvre pour éviter d’en arriver là»

Lukas Küng, chef de l’Organisation pour l’approvisionnement en électricité en cas de crise

«Les hôpitaux disposent d’installations électriques de secours», remarque le patron de l’OSTRAL. «Mais tout est mis en œuvre pour éviter d’en arriver là», assure-t-il. L’organisation de Lukas Küng n’est pas seulement en contact avec la Confédération, mais aussi avec les cantons afin de coordonner les mesures avec les cellules de crise cantonales. Elle constate cependant que certains cantons ont pris du retard dans la préparation de l’hiver.

«Certains sont exemplaires et ont créé des concepts, notamment en Suisse romande et à Bâle-Campagne. D’autres s’en sont beaucoup moins préoccupés», déplore Lukas Küng. Le chef de l’OSTRAL ne laisse pas beaucoup de temps à ses partenaires pour avancer: «Les cantons devraient être prêts d’ici octobre ou novembre.»

(cle)

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