Prix de l’essence: «Dans les semaines à venir, je plains les pompistes suisses!»

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Prix de l’essence«Dans les semaines à venir, je plains les pompistes suisses!»

Dans une réponse à Mauro Poggia, le sénateur Loïc Hervé persiste à penser que les automobilistes suisses ne devraient pas profiter de la «solidarité nationale du pays voisin».

par
Eric Felley
Le sénateur de Haute-Savoie Loïc Hervé.

Le sénateur de Haute-Savoie Loïc Hervé.

DR/FB

La polémique sur les frontaliers suisses, qui vont faire le plein en France pour profiter d’un prix plus bas subventionné par l’État français, n’est pas terminée. «Merci à Mauro Poggia de maintenir le débat au bon niveau!» Loïc Hervé, sénateur de Haute-Savoie de l’Union Centriste a réagi ainsi aux propos du conseiller d’État genevois. En réponse au sénateur français, qui se plaint du tourisme d’achat d’essence, Mauro Poggia avait relevé que les diverses facettes de la politique transfrontalière ne se limitaient pas au prix du carburant.

Dans un message diffusé lundi sur Twitter, Loïc Hervé est d’abord remonté contre ses propres pairs au Sénat, qui n’ont pas suivi une proposition de Michel Canevet, sénateur du Finistère, qui permettait «d’envisager une aide ciblée pour les travailleurs modestes, ceux qui en ont le plus besoin». Ce dernier a défendu «l’idée d’une aide ciblée sur le carburant pour les déplacements domicile travail, plutôt qu’une aide généralisée qui contribuerait à encourager la consommation d’énergie fossile». En vain, la baisse à la pompe doit arroser tout le monde.

Un cadeau de 15 euros par plein

Les consommateurs suisses ne sont pas directement responsables de cette situation, qui provoque, selon le sénateur de Haute-Savoie, une «incongruité frontalière». En effet, aux mois de septembre et octobre, la ristourne de l’État français devrait passer de 18 à 30 centimes. Sans tenir compte du renforcement du franc suisse, «la subvention, le cadeau payé par les contribuables français, sera de l’ordre de 15 euros par plein en septembre et en octobre» relève Loïc Hervé.

Dans ces circonstances, le sénateur persiste: «Je ne peux faire le reproche à nos voisins suisses que de profiter de la solidarité nationale du pays voisin. Et je le redis, quelles auraient été les réactions côté suisse, notamment à l’UDC, si la situation avait été rigoureusement inverse. Certainement beaucoup moins modérée que la mienne!»

«Moralité, conclut-il, dans les semaines à venir, je plains les pompistes… suisses!»

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