Ski de fond: Dario Cologna a battu ses records lors des tests

Publié

Ski de fondDario Cologna a battu ses records lors des tests

Le Grison est en grande forme avant la première course de Coupe du monde vendredi en Finlande. Mais prudence avec lui.

Aujourd'hui, à 31 ans, Dario Cologna dose ses apparitions, alors qu'il était autrefois sur tous les fronts.

Aujourd'hui, à 31 ans, Dario Cologna dose ses apparitions, alors qu'il était autrefois sur tous les fronts.

Keystone

Dario Cologna se donne une note de cinq et demi (sur six) à l'heure d'évaluer la qualité de sa préparation pour cette saison olympique. Mais derrière son leader, c'est toute l'équipe de Suisse de fond qui se présente plus homogène que jamais avant la première course de Coupe du monde, vendredi à Kuusamo (FIN).

Si tout se déroule normalement, Swiss-Ski sera présente aux JO de Pyeongchang en février dans les douze épreuves de fond au programme. Ce serait une première. Cologna, double tenant du titre sur 15 km et également médaillé d'or sur le skiathlon il y a quatre ans à Sotchi, joue bien son rôle de locomotive. «Lors des tests physiques d'avant-saison, il a encore battu tous ses records», se félicite le chef du fond suisse, Hippolyt Kempf.

Il convient de tempérer les attentes en se souvenant que par le passé déjà, le Grison avait suivi une préparation remarquable, avant d'être freiné par des ennuis de santé. Il avait connu une saison quasi blanche en 2015-16 à cause d'une blessure au mollet gauche. Et l'an dernier, ce ne fut pas fameux non plus, avec une 7e place au général de la Coupe du monde et une 7e place également au 50 km des Mondiaux de Lahti. Ce mollet gauche fragile l'entrave en style classique.

Tendon d'Achille

Avant Kuusamo, c'est un tendon d'Achille qui préoccupe le champion. Le médecin de l'équipe Patrik Noack a annoncé jeudi soir que Cologna souffrait d'une tendinite. Mais il sera bien au départ en Finlande.

Aujourd'hui, à 31 ans, Cologna dose ses apparitions, alors qu'il était autrefois sur tous les fronts. Il disputera relativement peu de sprints et fera des impasses après le Tour de ski, en janvier, pour arriver au top aux Jeux. «Mes objectifs sont élevés. Si je n'étais plus motivé par l'envie de gagner des médailles, je devrais songer à arrêter», note-t-il. Il cible clairement les JO et est prêt à laisser le gros globe de cristal - qu'il a déjà soulevé quatre fois - aux plus jeunes, ainsi qu'à l'expérimenté norvégien Martin Johnsrud Sundby, favori pour un 4e sacre.

Un tapis flambant neuf

Pour Cologna, il s'agira aussi de «gérer» ses problèmes d'asthme et de toux, qui le gênent à l'entraînement parfois et retardent sa récupération entre les courses. Cette saison, il a renoncé aux stages de préparation en altitude, qui ne lui ont pas toujours bien réussi par le passé.

L'opposition ne s'annonce pas plus forte, sachant que l'équipe russe est décimée avec les radiations pour dopage d'Alexander Legkov, Maxim Vylegzhanin et Evgeny Belov, bannis par le CIO et autorisés provisoirement par la FIS à disputer l'ouverture de la Coupe du monde. Les Norvégiens compteront sur leur nouvelle pépite Johannes Hösflot Klaebo, triple vainqueur en Coupe du monde l'hiver dernier, et espèrent le retour au premier plan de Petter Northug.

L'équipe de Suisse dans son ensemble devrait être bonifiée par les nouvelles infrastructures du centre national d'entraînement de Davos. Un tapis roulant géant y a été installé sur lequel les fondeurs, chaussés de skis à roulettes, affinent leur technique sur des parcours qui simulent différents tracés, comme celui de Pyeongchang.

Place prépondérante

Outre Cologna, la Suisse mise sur le Grison Jason Rüesch (23 ans), qui a pris une place prépondérante dans la belle 4e place du relais 4 x 10 km aux Mondiaux de Lahti, et sur Jovian Hediger. Le Vaudois, redoutable puncheur, parfois impétueux, semble mûr pour un premier podium en Coupe du monde, après quatre résultats entre les places 4 et 7 ces dernières saisons.

L'équipe féminine poursuit sa reconstruction, dans le sillage d'une Nathalie von Siebenthal qui devrait continuer sa progression. La Bernoise, 4e du skiathlon de Lahti, deviendra-t-elle la première Suissesse depuis Evi Kratzer en 1987 à monter sur un podium de Coupe du monde en distance? Depuis lors, seule Laurien van der Graaff, en sprint, a eu l'honneur d'un top 3 (à trois reprises), la dernière fois en janvier 2015. Pour la Davosienne aussi, il est temps de dépoussiérer les statistiques.

Les femmes

L'équipe féminine poursuit sa reconstruction, dans le sillage d'une Nathalie von Siebenthal qui devrait continuer sa progression. La Bernoise, 4e du skiathlon de Lahti, deviendra-t-elle la première Suissesse depuis Evi Kratzer en 1987 à monter sur un podium de Coupe du monde en distance? Depuis lors, seule Laurien van der Graaff, en sprint, a eu l'honneur d'un top 3 (à trois reprises), la dernière fois en janvier 2015. Pour la Davosienne aussi, il est temps de dépoussiérer les statistiques.

(ats)

Ton opinion