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FootballDavid Douline: «Servette sait être solidaire»

Le milieu défensif de 29 ans apporte sa solidité au groupe en ce début de saison. Il en parle avant le derby contre Sion, ce samedi soir (20h30).

par
Daniel Visentini
À Bâle, dimanche dernier (1-1), quand Zeki Amdouni décrochait, il trouvait presque toujours David Douline sur son chemin.

À Bâle, dimanche dernier (1-1), quand Zeki Amdouni décrochait, il trouvait presque toujours David Douline sur son chemin.

BASTIEN GALLAY/LPS

Avec ses mollets gros comme des cuisses, David Douline est un pilier. Au milieu, en No 6, il est celui qui encaisse les premiers assauts adverses et avec un Servette qui a beaucoup subi lors des deux premières rencontres de la saison, il en sait quelque chose. Solidité, combativité, présence physique: «C’est mon fonds de commerce», souffle le Français dans un sourire.

Samedi soir, il sera de la bataille de Tourbillon, pour affronter Sion. Douline est désormais titulaire. Il y a un an, il était arrivé à Genève de Rodez en revenant de blessure. Pas simple. «Non, pas évident, glisse-t-il. Mais dès que j’ai pu, j’ai essayé de répondre présent, avec mes qualités. Et là, cela se passe bien. J’essaie de bien défendre, d’être disponible, de jouer simple, de trouver de la fluidité, de compenser où il le faut.»

Servette s’est souvent appuyé sur sa présence physique lors de ces deux premiers matches, pour consolider le rideau à mi-terrain. Et parfois plus bas, le bloc ayant reculé.

Améliorer le contenu

«Nous devons encore nous améliorer dans le contenu, précise-t-il. Cela vaut pour moi comme pour l’équipe. Je pense notamment à la circulation du ballon. On a bossé ça cette semaine. C’est vrai que le positionnement du bloc est important. On doit pouvoir jouer avec un bloc médian, voire haut. Mais aussi avec un bloc bas, en nous adaptant aux circonstances et c’est ce que nous avons fait contre Saint-Gall et Bâle. À l’arrivée, on n’a pris qu’un but, Servette sait être solidaire et sait donc faire des résultats en ayant moins le ballon. Je ne suis pas étonné: il y a un bel état d’esprit dans le groupe.»

Il y a là tout le paradoxe d’un Servette qui n’aime rien moins que la possession et le jeu, mais qui vient d’engranger quatre points en deux matches en subissant. C’était en recevant Saint-Gall et en allant à Bâle, deux équipes compliquées à dominer. Mais ces quatre points, que le Servette de la fin de la saison passée n’aurait pas récoltés, disent un effort collectif. Bien sûr, il y a eu de la réussite les deux fois, un Jérémy Frick «monstrueux» au Parc Saint-Jacques, mais il y a là une base de travail.

Bloc bas maîtrisé: un atout

Et Alain Geiger, l’ancien défenseur international, le voit bien. «L’essentiel, c’est d’être solide défensivement, rappelle-t-il. Parce que soit tu es comme Manchester City, donc très très fort, tu prends le ballon et tu fais ton jeu; soit tu t’adaptes et tu bosses. Et puis on est qu’au début de la saison: bien sûr qu’on aimerait gêner l’adversaire avec un bloc plus haut, dans l’idéal. Mais nous n’avons pas à rougir de nos deux performances et des points qui sont déjà pris. Franchement, si on avait joué plus haut, mieux, avec la possession, et que nous avions perdu deux fois, cela aurait servi à quoi? Quand nous avons perdu cinq matches de suite en championnat la saison dernière, en automne, nous avions sans doute trop la fleur au fusil. Je crois que savoir jouer avec un bloc bas, qui gêne l’adversaire, et des transitions efficaces, c’est un atout. En certaines circonstances.»

Cela sera-t-il encore le cas à Sion ce samedi soir? À voir. Alain Geiger entretient le mystère autour de ses choix. Une seule chose qu’il a lâchée: «Ce ne sera pas la même équipe que contre Bâle», a-t-il souri. Donc un changement au moins dans le onze de départ. «À moins que je ne bluffe en disant ça», a rigolé l’entraîneur.

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