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«Grand Journal»De Caunes promet: «On ne va pas s'ennuyer»

Figure emblématique de la grande époque de l'émission «Nulle Part Ailleurs» sur Canal+, Antoine de Caunes fera son retour à la rentrée dans le même créneau aux commandes du «Grand Journal». Portrait.

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Né le 1er décembre 1953 à Paris, Antoine de Caunes (ici, en 1984) ne pouvait éviter de tomber dans la marmite audiovisuelle: ses parents, Georges de Caunes et Jacqueline Joubert, sont deux personnalités de la télévision française.

Né le 1er décembre 1953 à Paris, Antoine de Caunes (ici, en 1984) ne pouvait éviter de tomber dans la marmite audiovisuelle: ses parents, Georges de Caunes et Jacqueline Joubert, sont deux personnalités de la télévision française.

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Antoine de Caunes n'est pas seulement un humoriste, il est également connu pour ses talents d'animateur. Ici, on le voit en compagnie de Christine Bravo, Jean-Luc Delarue et Caroline Tresca, le 25 novembre 1991 à Paris, lors de la cérémonie de remise des Sept d'Or.

Antoine de Caunes n'est pas seulement un humoriste, il est également connu pour ses talents d'animateur. Ici, on le voit en compagnie de Christine Bravo, Jean-Luc Delarue et Caroline Tresca, le 25 novembre 1991 à Paris, lors de la cérémonie de remise des Sept d'Or.

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Même si le costard lui sied à merveille, il n'est jamais autant à l'aise que dans des accoutrements farfelus. Ici, en 1995, Antoine de Caunes fait le pitre déguisé en Prince Charles aux côtés du couturier Jean-Paul Gaultier méconnaissable en Lady Di.

Même si le costard lui sied à merveille, il n'est jamais autant à l'aise que dans des accoutrements farfelus. Ici, en 1995, Antoine de Caunes fait le pitre déguisé en Prince Charles aux côtés du couturier Jean-Paul Gaultier méconnaissable en Lady Di.

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Le nom d'Antoine de Caunes est étroitement associé aux grandes heures de l'émission «Nulle Part Ailleurs» sur Canal+, à laquelle il a participé de 1987 à 1995. Dès la rentrée 2013, l'acteur fera son grand retour en clair sur la chaîne en reprenant les rênes du «Grand Journal». Il succédera ainsi à Michel Denisot, annoncé partant.

Lundi 17 juin, le présentateur du «Grand Journal» a dévoilé lui-même en direct l'identité de son remplaçant: «Le nom de mon successeur la saison prochaine est Antoine de Caunes et je lui souhaite beaucoup, beaucoup de réussite. C'est un excellent choix, évidemment, il connaît bien la maison, il connaît l'endroit, il connaît aussi le studio et il sera là à partir du mois de septembre.»

Émission remaniée

Libérationavait annoncé en ligne la nouvelle en primeur, précisant que l'animateur, acteur, réalisateur, etc. de 59 ans «présentera un «Grand Journal» fortement remanié, gardant son aspect actu mais beaucoup plus axé sur la culture et le divertissement».

Enthousiaste, Antoine de Caunes a réagi en postant sur son compte Twitter: «Une promesse: on ne va pas s'ennuyer.»

Les audiences de cette tranche en clair de la chaîne cryptée étaient en perte de vitesse depuis un an avec un repli de plus de 10%, oscillant autour de 1,6 million de téléspectateurs contre 1,7 million en 2011-2012, saison de campagne présidentielle, mais mieux que les 1,5 million en 2009-2010.

Jeune homme remuant

Né le 1er décembre 1953 à Paris, Antoine de Caunes ne pouvait éviter de tomber dans la marmite audiovisuelle: issu d'une famille plus saltimbanque que géomètre, il est le fils de Georges de Caunes, pionnier décomplexé du petit écran, et de Jacqueline Joubert, célèbre speakerine.

C'est dans les émissions musicales «Chorus», «Les Enfants du rock» – il écrira en 2010 un «Dictionnaire amoureux du rock» – et «Rapido» que le jeune homme remuant et touche-à-tout fait, à la fin des années 70, ses premières armes d'animateur télé.

Il utilise déjà un phrasé à la mitraillette qui va le rendre célèbre et lui permettre de faire plus tard carrière au Royaume-Uni dans l'émission burlesque «Eurotrash».

Délires légendaire avec José Garcia

De 1987 à 1995, dans «Nulle part ailleurs», il fait les beaux jours de Canal+ avec son complice José Garcia. Déguisé en boy-scout ou en rocker à banane, il incarne des personnages délirants comme Ouin-Ouin, dit Pine d'huître, Gérard Gros-Paquet, Raoul Bitembois, Claudio Schoufleur, David Copperflou ou Péteur Pan. Son surnom à l'époque? «Déconne!».

Grâce au cinéma, il va casser l'image d'homme-sandwich de Canal+: «J'ai coupé avec la télé. J'en ai fait vingt ans, dont sept de quotidienne, j'en ai tiré tout le plaisir qu'on pouvait en tirer. C'était devenu une machine infernale». Un nouveau de Caunes va apparaître, de la fantaisie en moins, de la densité en plus.

Il est acteur pour Michel Deville («La divine poursuite», 1997), Claude Chabrol («Au cœur du mensonge», 1999) ou Jean Girod («Un ami parfait», 2006). Son interprétation dans «L'Homme est une femme comme les autres», de Jean-Jacques Zilbermann, lui vaut d'être nommé dans la catégorie du meilleur acteur aux César 1999.

Présentateur des César

Le comédien passe à la réalisation avec «Les Morsures de l'aube» (2001), puis «Monsieur N» (2003), sur Napoléon à Sainte-Hélène. Il dirige Jean Rochefort et Charlotte Rampling dans la comédie romantique «Désaccord parfait» (2006).

Deux ans après, il ressuscite Coluche sous les traits de François-Xavier Demaison. Lauréat de trois «7 d'or», Antoine de Caunes, qui a présenté neuf fois la cérémonie des César, s'investit aussi, depuis dix ans, dans l'association Solidarité Sida dont il est le président d'honneur.

L'acteur est père de trois enfants, dont la comédienne Emma de Caunes. Il est marié depuis 2007 à la journaliste et présentatrice télé Daphné Roulier.

(AFP)

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