25.11.2019 à 15:15

De nouveaux détails glaçants dans l'affaire Bertrand Cantat

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Le numéro d'«Enquête exclusive» a dévoilé des images inédites du chanteur parlant du meurtre de Marie Trintignant. Des témoignages de ses ex-beaux-parents et de Lio le décrivent avec un caractère violent, possessif et jaloux.

Dimanche 24 novembre 2019, M6 a proposé aux téléspectateurs un numéro d'«Enquête exclusive» consacré à l'affaire Bertrand Cantat.

Dimanche 24 novembre 2019, M6 a proposé aux téléspectateurs un numéro d'«Enquête exclusive» consacré à l'affaire Bertrand Cantat.

AFP

C'est une émission qui a beaucoup fait parler sur les réseaux sociaux. Dimanche 24 novembre 2019, M6 a proposé aux téléspectateurs un numéro d'«Enquête exclusive» consacré à l'affaire Bertrand Cantat. Une émission qui a attiré plus de 2 millions de personnes.

À travers des témoignages inédits, l'enquête est revenue sur les coulisses de la dispute qui a éclaté entre Bertrand Cantat et Marie Trintignant dans la nuit du 26 juillet 2003 à Vilnius, en Lituanie. «Vers minuit, le chanteur raconte être rentré à l'hôtel avec elle. Selon lui, une dispute aurait dégénéré en bagarre, un affrontement violent qui coûtera la vie à l'actrice», a précisé la voix du commentaire.

«Elle est devenue très agressive, très hystérique»

Dans ce reportage, des extraits inédits de l'audition de Bertrand Cantat ont été dévoilés. Ainsi, face aux juges, le chanteur a raconté froidement «la violence inouïe» avec laquelle il a frappé Marie Trintignant. Il a d'abord affirmé que c'est l'actrice qui a démarré les hostilités. «Elle est devenue très agressive, très hystérique. Elle m'a frappé d'un coup de poing au visage, ensuite elle m'a agrippé (...) serré très fort... J'avais des traces partout.»

Enfin le chanteur se souvient d'être «rentré dans une colère noire». Il raconte: «Je lui ai mis des claques, et pas des petites baffes, je peux pas mentir... C'est des grandes baffes et j'avais des bagues à mes doigts.» Combien de fois a-t-il frappé Marie Trintignant? «Quatre ou cinq ou six [fois]». Et les coups étaient «forts... forts...», explique-t-il, avant de mimer les gestes. De grands gestes, amples, du bras et de l'épaule.

On l'entend ensuite se repentir: «J'ai la culpabilité profonde d'avoir tué la personne sans laquelle je suis incapable de vivre. Le cœur profond du problème, il est là, c'est que l'on s'aimait comme des fous.»

Une relation fusionnelle

Marie Trintignant et Bertrand Cantat entretenaient une «relation fusionnelle», comme l'a souligné Frédéric Vézard, directeur adjoint de la rédaction du «Parisien». Un avis partagé par la chanteuse Lio. Elle était sur le tournage de «Colette, une femme libre», le téléfilm de Nadine Trintignant dans lequel l'actrice jouait. «Toutes les deux minutes, le téléphone sonnait. C'était Cantat. Elle en était à tourner avec son portable sur vibreur dans sa botte pendant les scènes pour pouvoir prendre l'appel de Bertrand à n'importe quel moment», a-t-elle raconté.

Un SMS de l'ex de Marie Trintignant

Marie Trintignant a gardé une complicité avec son ex-mari, Samuel Benchetrit, le père de son fils Jules. En coupant les ponts avec son ex Krisztina Rády, Bertrand Cantat n'a pas supporté que l'actrice n'en fasse pas de même avec son ex-époux. Et c'est un texto qui aurait tout fait basculer. «Elle reçoit un SMS de Samuel Benchetrit (...) Il a le sentiment de se faire avoir», a révélé Frédéric Vézard.

Un SMS que Bertrand Cantat a découvert et qui l'aurait profondément blessé, au point de le hanter. «J'ai ressenti un sentiment d'injustice. Je n'étais pas d'accord pour que les choses soient dans ce déséquilibre-là», dit-il dans son audition. Et de poursuivre : «J'ai posé la question de cette injustice, de cette entorse à l'harmonie. Marie m'envoyait chier là-dessus, me repoussait»

Il se mutilait devant ses enfants

Le chanteur et compositeur était aussi très torturé selon l'émission. Les parents de Krisztina Rády, qui ont accepté de participer à cette enquête, révèlent comment Bertrand Cantat faisait du chantage affectif à leur fille. «Il voulait garder Krisztina à tout prix. Il a menacé de se suicider si elle le quittait. Il était jaloux, c'est sûr. Savez-vous ce qu'il faisait? Il mutilait son bras pendant le dîner devant ses enfants. Il a fait du chantage émotionnel ce n'est pas normal», lâchent-ils. Ils déclarent aussi que Bertrand Cantat a giflé leur fille lorsqu'elle était enceinte de leur premier enfant en 1997.

Bertrand Cantat a été condamné par la justice lituanienne le 29 mars 2004 à huit ans d'emprisonnement pour «meurtre commis en cas d'intention indirecte indéterminée». Le 15 octobre sa demande de libération conditionnelle a été accordée pour bonne conduite. Le 29 juillet 2010, son contrôle judiciaire prend fin, sa condamnation se trouvant, sept ans après l'homicide, entièrement purgée.

Lematin.ch

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