Genève: De nouvelles règles pour la surélévation des immeubles
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GenèveDe nouvelles règles pour la surélévation des immeubles

La guerre entre le canton et la Ville de Genève à propos des surélévations d'immeubles semble toucher à sa fin.

La Chambre genevoise immobilière, qui défend les propriétaires, a déploré dans un communiqué un renforcement des critères pour admettre les surélévations, alors que la pénurie de logements «frappe toujours un grand nombre de Genevois»

La Chambre genevoise immobilière, qui défend les propriétaires, a déploré dans un communiqué un renforcement des critères pour admettre les surélévations, alors que la pénurie de logements «frappe toujours un grand nombre de Genevois»

Stéphane Pecorini

La Ville et le canton de Genève se sont accordées sur une méthodologie permettant de trier les bons projets des mauvais.

«Nous avons voulu mettre les choses à plat et dépolitiser le débat» a fait savoir mercredi devant la presse le conseiller d'Etat genevois Antonio Hodgers. Le but était de sortir de l'ornière et du conflit frontal a ajouté le responsable du département de l'aménagement, du logement et de l'énergie (DALE).

Obstruction de la Ville

Jusqu'à maintenant, la Ville de Genève s'est opposée à un certain nombre de surélévations d'immeubles et elle a obtenu gain de cause devant les tribunaux plus souvent qu'à son tour. La municipalité s'est notamment battue contre des projets dans des quartiers déjà extrêmement denses comme les Pâquis ou la Jonction.

«On s'est mis autour d'une table avec des critères communs d'évaluation» a souligné le conseiller administratif de la Ville de Genève Rémy Pagani. La méthode permettra aux autorités d'aller confiant défendre les projets devant les habitants des quartiers, voire devant la justice en cas de contestation.

Aujourd'hui, la qualité prime a poursuivi M. Hodgers. La nouvelle méthodologie est appliquée depuis presque une année déjà. Le constat est sans appel. Il est apparu que les évaluations faites par la Ville de Genève et les évaluations du canton de Genève étaient concordantes, a noté le conseiller d'Etat.

La nouvelle méthodologie tient compte de plusieurs critères. Le projet est d'abord examiné par rapport au quartier où il se trouve. Les analyses tiennent aussi compte de la façon dont il s'insère dans les espaces publics immédiats et les bâtiments voisins. Enfin, la valeur architecturale est aussi un élément déterminant.

La CGI méfiante

La Chambre genevoise immobilière (CGI), qui défend les propriétaires, a déploré dans un communiqué un renforcement des critères pour admettre les surélévations, alors que la pénurie de logements «frappe toujours un grand nombre de Genevois». Le CGI a aussi regretté l'absence de consultation des milieux intéressés.

(ats)

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