Mort de Mahsa Amini: De Paris à Tokyo, on descend dans la rue en solidarité avec les manifs en Iran

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Mort de Mahsa AminiDe Paris à Tokyo, on descend dans la rue en solidarité avec les manifs en Iran

Des rassemblements en soutien au mouvement de protestation déclenché par la mort de la jeune Mahsa Amini après son arrestation en Iran ont lieu ce samedi dans plus de 150 villes du monde.

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À Rome, des manifestants sont descendus ce samedi dans la rue, brandissant des panneaux réclamant la «liberté» pour le peuple iranien qui s’est soulevé après la mort de Mahsa Amini.

À Rome, des manifestants sont descendus ce samedi dans la rue, brandissant des panneaux réclamant la «liberté» pour le peuple iranien qui s’est soulevé après la mort de Mahsa Amini.

AFP
La vague d’indignation a atteint ce samedi le Japon où des protestataires ont posé avec des photos de la jeune femme devant la gare de Shibuya, à Tokyo.  

La vague d’indignation a atteint ce samedi le Japon où des protestataires ont posé avec des photos de la jeune femme devant la gare de Shibuya, à Tokyo.  

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Vendredi, des manifestants s’étaient déjà réunis sur la place de la République, à Paris. Ce samedi, des rassemblements se tiennent dans plus de 150 villes dans le monde.

Vendredi, des manifestants s’étaient déjà réunis sur la place de la République, à Paris. Ce samedi, des rassemblements se tiennent dans plus de 150 villes dans le monde.

AFP

Des rassemblements ont débuté samedi dans plusieurs villes à travers le monde en soutien au mouvement de contestation en Iran déclenché par la mort de Mahsa Amini après son arrestation par la police des mœurs iranienne. Des manifestations de solidarité, auxquelles participe la diaspora iranienne, se tiennent samedi dans plus de 150 villes du monde, depuis Tokyo à San Francisco, en passant par Londres ou Paris, selon les organisateurs.

Les manifestations en Iran, dont la répression a fait au moins 83 morts, ont débuté suite au décès, le 16 septembre, de cette Kurde iranienne, trois jours après son arrestation pour infraction au code vestimentaire qui oblige notamment les femmes à porter le voile islamique. Le pouvoir, qui dément toute implication des forces de l’ordre dans la mort de la jeune femme de 22 ans, a fait arrêter des centaines de manifestants, qualifiés d’«émeutiers».

«Soyez notre voix»

À Brisbane, en Australie, des manifestants ont scandé «Be our voice» («Soyez notre voix»), tandis qu’à Tokyo, des manifestants ont brandi la photo de Mahsa Amini et des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «We’ll not stop» («On ne s’arrêtera pas»). «Il est temps pour les dirigeants iraniens d’écouter cet appel international et de mettre fin à la violence contre leur peuple», a indiqué sur Twitter Robert Malley, l’émissaire américain pour l’Iran.

Pour la 15e nuit consécutive de manifestations, des Iraniens sont sortis vendredi soir dans la ville de Saqez, dans la province iranienne du Kurdistan, dont est originaire Mahsa Amini, selon des images diffusées par l’ONG Iran Human Rights, basée à Oslo. «Femmes, vie, liberté», a lancé un groupe d’hommes et de femmes au milieu d’une rue en tapant des mains, reprenant un des slogans phares du mouvement de contestation.

Plus de 80 morts en deux semaines

Depuis le début des manifestations, des ONG dénoncent la répression des forces de l’ordre ainsi qu’une vague d’arrestations. Selon l’agence de presse iranienne Fars, environ 60 personnes ont été tuées depuis le 16 septembre, tandis que l’ONG Iran Human Rights, basée à Oslo, a fait état d’au moins 83 morts. Un bilan officiel a fait état de l’arrestation de plus de 1200 manifestants. Des militants, des avocats et des journalistes ont également été interpellés, d’après des ONG. 

Amnesty International a dénoncé une violence «impitoyable» à laquelle se livrent les forces de l’ordre, notant le recours à des balles réelles et billes de plomb, des passages à tabac et des violences sexuelles à l’encontre des femmes.

Les autorités accusent les pays étrangers de semer le «chaos»

Les autorités accusent, elles, les manifestants de semer le «chaos» et des forces à l’étranger, parmi lesquelles les États-Unis, leur ennemi juré, d’être derrière les rassemblements ou de les attiser. Vendredi, elles ont annoncé l’arrestation de «neuf ressortissants d’Allemagne, de Pologne, d’Italie, de France, des Pays-Bas, de Suède, etc». Selon Téhéran, ils ont été interpellés «sur les lieux d’émeutes ou y ont été mêlés».

(AFP)

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