traite d’êtres humains – De plus en plus de jeunes Françaises sont victimes de proxénètes
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traite d’êtres humainsDe plus en plus de jeunes Françaises sont victimes de proxénètes

Une étude du ministère de l’Intérieur révèle vendredi, que les cas recensés de mineures ou jeunes adultes exploitées sexuellement en France ont presque triplé entre 2016 et 2019.

En avril dernier, des manifestantes, souvent jeunes, étaient descendues dans la rue, à Paris, à l’appel du Collectif féministe Abolition PornoProstitution qui milite pour l’abolition de l’exploitation sexuelle des femmes. 

En avril dernier, des manifestantes, souvent jeunes, étaient descendues dans la rue, à Paris, à l’appel du Collectif féministe Abolition PornoProstitution qui milite pour l’abolition de l’exploitation sexuelle des femmes.

AFP

L’exploitation sexuelle de mineures ou jeunes tout juste majeures est en hausse en France. Parmi les infractions pour proxénétisme recensées entre 2016 et 2019, la part de victimes qui n’avaient pas atteint leur majorité est passée de 12% à 33% durant cette période, révèle vendredi, un service dépendant du ministère de l’Intérieur.

Une étude du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) note que «depuis 2018, le phénomène de l’exploitation sexuelle de personnes mineures ou jeunes majeures de nationalité française augmente». «Cela correspond à la hausse du phénomène d’exploitation sexuelle de jeunes filles françaises constatée depuis 2017 par les forces de l’ordre et la société civile.»

Selon ce rapport, les infractions liées à la traite et à l’exploitation d’êtres humains enregistrées ont augmenté de 31% entre 2016 et 2019, soit avant la crise sanitaire. Le proxénétisme représente plus de la moitié des procédures ouvertes. En 2019, 933 procédures pour traite ou exploitation d’êtres humains ont été ouvertes par les services de police et de gendarmerie, contre 710 en 2016.

En revanche, «en 2020, dans le contexte particulier de la crise sanitaire, les nombres de procédures, victimes, mis en cause et personnes poursuivies et condamnées ont baissé». Le nombre de procédures a diminué l’an dernier à 772, «probablement en lien avec la crise sanitaire et les différents confinements», suggère le SSMSI dans son analyse.

La pointe de l’iceberg

Le nombre de condamnations pour des infractions de traite et d’exploitation d’êtres humains a lui aussi progressé: 993 personnes ont été condamnées pour traite ou exploitation d’êtres humains en 2019, 46% de plus qu’en 2016.

Mais «les données enregistrées par les institutions ne reflètent que la partie visible de la traite et l’exploitation des êtres humains», nuance le SSMSI. Selon une enquête sur les victimes de traite citée par l’analyse ministérielle, «en 2020, seules 28% des victimes accompagnées par les associations ont déposé une plainte».

(AFP)

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