02.10.2019 à 12:42

VaudDébâcle de Beaulieu: enquête demandée

Mercredi, le Grand Conseil vaudois a été saisi d'une demande d'ouverture d'une enquête parlementaire pour le fiasco de la Fondation de Beaulieu, à Lausanne.

Mardi au Grand Conseil, la majorité des députés a accepté de passer l'éponge sur un prêt de 15 millions fait par le Canton à la Fondation de Beaulieu.

Mardi au Grand Conseil, la majorité des députés a accepté de passer l'éponge sur un prêt de 15 millions fait par le Canton à la Fondation de Beaulieu.

Keystone

Plus d'une vingtaine de députés de tous bords réclament des éclaircissements sur le fiasco de la Fondation de Beaulieu à Lausanne. Ils demandent au Grand Conseil d'approuver la désignation d'une commission d'enquête parlementaire (CEP).

«Au vu des sommes perdues - environ 80 millions - il nous apparaît nécessaire que le Grand Conseil fasse toute la lumière sur ce dossier», écrivent mercredi les auteurs de la demande Jean-Michel Dolivo du groupe Ensemble à Gauche et POP et Jérôme Christen de VaudLibre. La requête a également été signée par une vingtaine de députés de divers partis (PDC, Les Verts, Vert'libéraux, PS, PLR et UDC).

Fonds publics

Mardi au Grand Conseil, la majorité des députés a accepté de passer l'éponge sur un prêt de 15 millions fait par le Canton à la Fondation de Beaulieu. Elle a également approuvé un cautionnement de 23 millions à la Fondation de Beaulieu, respectivement à la société anonyme en cours de création.

Lors des débats, des problèmes d'utilisation des fonds publics versés par le canton et par les communes sur la base de promesses de développement économique ont été mis en évidence. Le canton a ainsi versé 30 millions, la Ville de Lausanne 33 millions, Lausanne-Région plus de 10 millions, d'autres communes 2,4 millions afin de constituer de la Fondation de Beaulieu en 2000, détaille le communiqué.

Responsabilité politique

Aujourd'hui, ces montants sont complètement perdus pour le canton et les communes concernées. De surcroît, ils ont été utilisés afin de rembourser des dettes d'exploitation (environ 70 millions) et non pour des investissements ou une rénovation lourde tels que promis aux collectivités publiques concernées.

Ce mésusage de fonds publics pose des problèmes graves et implique que des responsabilités politiques soit établies, indépendamment des procédures judiciaires en cours. Les signataires de la requête demandent au préalable que le Conseil d'Etat élabore un rapport afin d'exercer son droit à être entendu avant la décision du Grand Conseil.

(ats)

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