06.02.2020 à 14:38

ColombieDécès de «Popeye», tueur le plus célèbre d'Escobar

Le tueur colombien Jhon Jairo Velasquez, qui a déclaré avoir assassiné au moins 250 personnes sur ordre du narcotrafiquant Pablo Escobar, est décédé ce jeudi d'un cancer de l'estomac.

Jhon Jairo Velasquez se recueillant sur la tombe de Pablo Escobar à Medellin en décembre 2015.

Jhon Jairo Velasquez se recueillant sur la tombe de Pablo Escobar à Medellin en décembre 2015.

AFP

«Popeye», le tueur le plus célèbre du défunt narcotrafiquant colombien Pablo Escobar, qui se targuait d'avoir assassiné des centaines de personnes sur instruction du «patron», est décédé jeudi d'un cancer de l'estomac, ont annoncé les services pénitentiaires.

Jhon Jairo Velasquez, son vrai nom, est mort à l'âge de 57 ans sous la surveillance de gardiens à l'Institut national de cancérologie de la Colombie, où il avait été transféré le 31 décembre.

Selon l'Institut national pénitentiaire (Inpec), «Popeye» avait été à nouveau arrêté le 25 mai 2018 pour «association de malfaiteurs et extorsion».

Ce tueur avait auparavant passé 23 ans en prison après s'être livré à la justice en 1992. Il avait jusque là été l'un des hommes les plus proches de Pablo Escobar, chef redouté du cartel de Medellín, à l'origine de l'exportation de milliers de tonnes de cocaïne aux États-Unis.

Lors d'un entretien avec l'AFP en 2015, «Popeye» avait déclaré avoir assassiné «au moins 250 personnes, peut-être 300» sur instructions du «patron».

Guerre sans merci

Considéré comme l'incarnation du mal, Pablo Escobar a mené une guerre sans merci contre l'État colombien pour éviter son extradition aux États-Unis, marquée par des attentats à la voiture piégée, ainsi que l'enlèvement et l'assassinat de personnalités politiques, de journalistes et de juges.

Ce baron de la cocaïne avait été tué par la police le 2 décembre 1993 à Medellin, deuxième ville de Colombie.

Après avoir retrouvé la liberté en 2014, «Popeye» s'était depuis rendu célèbre par ses histoires de l'époque du cartel, publiées notamment sur les réseaux sociaux, dont sa chaîne YouTube, comptant jusqu'à un million d'abonnés.

Il a voulu «se rendre important [...] et justifier son activité criminelle», mais il a surtout eu un rôle de «publicitaire des crimes du Cartel de Medellin», a déclaré récemment à l'AFP l'ex-vice-président et général en retraite Oscar Naranjo, un des hommes qui a le plus poursuivi Escobar.

En 2018, il avait été à nouveau arrêté pour une affaire d'extorsion.

(AFP)

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