Littérature: Décès du poète vaudois Philippe Jaccottet
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LittératureDécès du poète vaudois Philippe Jaccottet

Rare Suisse publié dans La Pléiade, celui qui fut aussi traducteur et critique s’est éteint dans sa maison de Grignan (F) à 95 ans.

Philippe Jaccottet est parti s’établir à Grignan, dans la Drôme, en 1953.

Philippe Jaccottet est parti s’établir à Grignan, dans la Drôme, en 1953.

Gallimard

Philippe Jaccottet s’est éteint dans la nuit de mercredi à jeudi, dans sa maison de Grignan où il habite depuis 1953, selon «Le Temps». Il était âgé de 95 ans. En 2014, cet écrivain vaudois était devenu le quatrième suisse, après Rousseau, Cendrars et Ramuz, à voir son œuvre publiée dans la prestigieuse collection de La Pléiade. Qui plus est de son vivant, ce qui est rare. Il en parlait à l’époque sur France Culture.

Né à Moudon en 1925, il s’installe avec sa famille à Lausanne en 1933. Poète dès son adolescence, il se lie d’amitié avec Gustave Roud. Tout en suivant des études de lettres à l’Université de Lausanne, il publie son premier livre, «Trois poèmes aux démons», en 1945. Ayant déménagé à Paris en 1948, il est engagé comme traducteur (notamment pour «Mort à Venise» de Thomas Mann) tout en publiant de nombreux textes dans des revues, dont la «Nouvelle Revue de Lausanne».

Grignan, où il s’installe en 1953, figurera dans nombre de ses écrits, notamment «La Promenade sous les arbres». Le grand public le découvre surtout lors de la publication de «Airs», en 1963. Récompensé par de nombreux prix, Jaccottet est un poète dont l’œuvre imposante est parmi celles qui ont le plus suscité de thèses et de mémoires. Elle a été traduite en plus d’une vingtaine de langues. Philippe Jaccottet était également l’époux de la peintre Anne-Marie Jaccottet.

(M.P.)

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