France - Décès d’un jeune de 22 ans: son père accuse le vaccin Pfizer
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FranceDécès d’un jeune de 22 ans: son père accuse le vaccin Pfizer

À Sète, un homme est mort d’un choc anaphylactique après la vaccination. Le lien entre les deux n’est cependant pas pour l’instant privilégié.

Le produit de Pfizer est mis en cause par le père du jeune décédé.

Le produit de Pfizer est mis en cause par le père du jeune décédé.

AFP

Lundi vers 14 heures, Maxime Beltra a reçu une dose du vaccin Pfizer contre le coronavirus dans un centre de vaccination de Sète, dans l’Hérault. Dans la soirée, il est allé dans un restaurant puis a été victime d’une réaction allergique: un œdème de Quincke, explique France Bleu, qui fait gonfler les muqueuses du cou et peut bloquer la respiration. Les pompiers ont tout tenté pour le sauver mais en vain: il est décédé à 23 heures. Ce jeune homme n’avait que 22 ans.

Existe-t-il un lien entre la vaccination et sa mort? Son père en est certain. Mais les premiers éléments semblent plutôt indiquer que ce n’est pas le cas, selon la presse française.

Se disant «fou de rage», le père de la jeune victime a publié une vidéo sur les réseaux sociaux. Selon lui, pas de doute, c’est l’injection du vaccin qui a entraîné la réaction allergique mortelle chez son fils. «Il est criminel de mettre sur le marché des vaccins qui ne sont pas certifiés, qui tuent des jeunes de 22 ans en pleine forme», fustige-t-il.

Une allergie alimentaire?

Le parquet de Montpellier a été saisi. Une information judiciaire en recherche des causes de la mort a été ouverte ce mercredi et une autopsie sera réalisée. «Même s’il est établi à l’issue de lautopsie que le décès résulterait d’une allergie, il est d’ores et déjà établi que le jeune homme a absorbé peu avant son décès un aliment pour lequel il avait une allergie connue», a fait savoir Fabrice Bélargent, procureur de la République de Montpellier. La piste dune grave allergie alimentaire est donc aussi à l’étude, mais «des investigations complémentaires seront sans doute nécessaires», est-il précisé.

Le HuffingtonPost, de son côté, explique pourquoi le vaccin n’est pour l’instant «pas le suspect N° 1» dans ce cas dramatique. Responsable du centre de pharmacovigilance de Montpellier, le professeur Jean-Luc Faillie raconte que l’enquête «s’oriente beaucoup vers un problème d’allergie alimentaire qui ne semblerait pas être en relation avec la vaccination». Selon lui, le jeune homme avait des antécédents allergiques importants et a «probablement été exposé à un allergène après la vaccination».

Le média précise que dans des cas très rares, le vaccin Pfizer peut bel et bien provoquer un choc anaphylactique. Pour la France, 247 cas ont été répertoriés, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Un seul cependant a menacé la vie de la personne, qui avait été hospitalisée.

9 heures déroulées

Cependant ces chocs anaphylactiques interviennent normalement quelques minutes après la vaccination raison pour laquelle on patiente 15 minutes après l’injection. Or pour Maxime Beltra, 9 heures se sont déroulées entre l’administration du vaccin et le décès. «Les éléments chronologiques ne sont pas en faveur d’un effet vaccinal», résume Jean-Luc Faillie dans le HuffingtonPost.

Ce ne sont là cependant que les éléments connus pour l’instant. L’enquête doit maintenant établir la réalité puis ce sera à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé de déterminer si un lien entre le vaccin et le décès existe ou au contraire peut être exclu.

(R.M.)

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