Présidentielle en France – Déclaration de Macron «en temps voulu», confusion à gauche
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Présidentielle en FranceDéclaration de Macron «en temps voulu», confusion à gauche

Emmanuel Macron, qui a entamé lundi une immersion de deux jours en Limousin sur le thème de la ruralité, se prononcera sur sa candidature «en temps voulu» alors que la confusion règne toujours à gauche après des propos de François Hollande.

Emmanuel Macron le 24 janvier 2022.

Emmanuel Macron le 24 janvier 2022.

AFP

«J’annoncerai ma décision en temps voulu», «je vais continuer à me battre jusqu’au bout car on a encore beaucoup de choses à faire»: le président sortant Emmanuel Macron a maintenu le flou, à 76 jours du premier tour, sur la date d’officialisation de sa candidature.

Elle pourrait intervenir d’ici le 15 février, une fois le pic de la vague de Covid-19 passé, permettant d’ici là au chef de l’État de rester «au-dessus de la mêlée». Selon son entourage, il participera ensuite certainement à des émissions de débat, mais pas forcément avec les autres candidats avant le premier tour, même si rien n’est exclu.

Ces 40 dernières années, les déclarations de candidature de président sortant varient de 70 jours (Jacques Chirac en 2002) avant le premier tour à seulement 33 jours (François Mitterrand en 1988).

En tête des sondages

En tête des intentions de vote au premier tour avec 24,5% (-1 point en trois jours), Emmanuel Macron reste le favori des sondages devant la candidate d’extrême droite Marine Le Pen (RN) et de droite Valérie Pécresse (LR), à respectivement 18% et 16,5%, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, LCI et Sud Radio publié lundi.

La posture actuelle de «presque candidat» du chef de l’État est régulièrement attaquée par ses adversaires. Dernière saillie en date de la part de Marine Le Pen sur BFMTV: «Il ne peut pas être candidat à sa réélection et continuer à se comporter comme un président de la République avec tous les avantages que cela procure».

Après le Cher et l’Allier mi-décembre, puis l’Aisne et le Nord mi-janvier, celui qui est parfois épinglé comme le «président des villes» poursuit donc son tour de France présidentiel, qui le conduira mardi en Haute-Vienne après la Creuse lundi, pour présenter son bilan sur les zones blanches, le retour des services publics ou les déserts médicaux.

L’«humour» de Hollande

Un ancien locataire de l’Élysée, François Hollande, a pour sa part attiré l’attention médiatique en faisant remarquer à un lycéen lors d’une rencontre diffusée par France 3 qu’il n’était pas candidat «pour l’instant». Au risque d’ajouter un peu plus de confusion au sein d’une gauche très divisée.

Son entourage a précisé à l’AFP qu’une prise de parole pourrait avoir lieu mi-février sur la situation de la France, dans un contexte «suffisamment grave» pour qu’un ancien président «sorte de sa réserve». Tout en rappelant que l’ancien chef d’État a dit aux lycéens qu’il «ne pense pas qu’une candidature de plus soit utile».

La candidate du Parti socialiste Anne Hidalgo a ri jaune en faisant remarquer sur RTL que François Hollande «a beaucoup d’humour».

L’ancien chef de l’État ne fait pas partie, en tout cas, des sept personnalités de gauche que les 467’000 électeurs inscrits à la Primaire populaire vont départager du 27 au 30 janvier.

«À 70 jours du premier tour il y a mieux à faire qu’une obscure primaire», a raillé Jean-Luc Mélenchon lors d’un meeting à Bordeaux où il a présenté son programme sur l’alimentation. Au pouvoir, «il faudra changer toute l’agriculture, pour qu’elle cesse d’être un enfer pour ceux qui la pratiquent et nauséabonde» pour les consommateurs, a tonné le leader insoumis.

Les «jours heureux»

Toujours à gauche, Fabien Roussel a présenté ses 180 propositions pour «la France des jours heureux», avec notamment un Smic à 1500 euros nets, 500’000 emplois en plus dans les services publics, un revenu étudiant à partir de 850 euros, la nationalisation d’EDF et le triplement de l’ISF.

Devant des étudiants parisiens, l’écologiste Yannick Jadot a lui promis de «réinvestir» dans l’enseignement supérieur avec à la clef des créations de places pour les étudiants, la fin de parcoursup et des postes d’enseignants.

(AFP)

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