Découverte d’un poisson ravioli et d’un autre monté sur pilotis

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BestiaireDécouverte d’un poisson ravioli et d’un autre monté sur pilotis

De nombreuses nouvelles espèces étranges ont été trouvées lors d’une expédition à 2500 km au large de la côte ouest de l’Australie.

par
Michel Pralong
Le poisson chauve-souris des profondeurs qui ressemble à un ravioli.

Le poisson chauve-souris des profondeurs qui ressemble à un ravioli.

Ben Healley/Museums Victoria

Le 30 septembre dernier, une expédition menée par le Museums Victoria est partie explorer deux nouveaux parcs marins situés à 2500 km au large des côtes ouest de l’Australie. Ces sanctuaires protégeront la faune et la flore sur 740 000 km² autour des îles Coco Keeling et Christmas. Sur leur chemin, les scientifiques ont déjà vu plusieurs espèces de poissons volants.

Lors de leur expédition qui a duré 35 jours et couvert 13 000 kilomètres, les scientifiques ont repéré de nombreuses espèces, draguant les fonds jusqu’à 5500 mètres. Un tiers de celles récoltées pourraient être nouvelles et beaucoup sont surprenantes, comme le liste le site ScienceAlert.

L’une des plus mignonnes est le poisson chauve-souris des profondeurs qui ressemble étrangement à un ravioli. Minuscule parent de la baudroie, il possède un leurre qui se trouve dans une dépression de son museau et qu’il peut agiter pour attirer des proies. Il se déplace essentiellement sur le sol avec ses nageoires en forme de pattes.

Le poisson chauve-souris a une bouille sympa.

Le poisson chauve-souris a une bouille sympa.

Ben Healley/Museums Victoria

Beaucoup moins adorable, une anguille aveugle à la peau transparente et flasque, dont les touts petits yeux sont ces taches dorées.

L’anguille aveugle

L’anguille aveugle

Ben Healley/Museums Victoria

Mais le plus étonnant reste ce poisson tripode, qui a des nageoires si allongées qu’elles lui servent de pilotis, lui permettant de se trouver au-dessus du fonds marin et de plonger sur sa proie.

Le poisson tripode.

Le poisson tripode.

Ben Healley/Museums Victoria

Si le Bernard-l’ermite est plus répandu, on le voit moins souvent squatter un corail zoanthaire colonial de haute mer, qui est un corail mou.

Un bernard-l’ermite dans un corail mou.

Un bernard-l’ermite dans un corail mou.

Ingo Burghardt/Museums Victoria

L’expédition a fait une autre découverte étonnante. Les îles Cocos Keeling sont en fait les sommets jumeaux d’une montagne marine massive s’élevant à près de 5000 mètres du fond marin.

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