Etats-Unis: Décret d'Obama examiné par la Cour suprême
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Etats-UnisDécret d'Obama examiné par la Cour suprême

Les juges vont se pencher sur la décision du président américain de ne pas expulser les clandestins.

«N'expulsez pas mon papa» est-il écrit sur le t-shirt de ce garçon, qui prenait part à une manifestation en faveur des immigrants clandestins, en novembre dernier, à Washington.

«N'expulsez pas mon papa» est-il écrit sur le t-shirt de ce garçon, qui prenait part à une manifestation en faveur des immigrants clandestins, en novembre dernier, à Washington.

Reuters

La Cour suprême des Etats-Unis a annoncé mardi qu'elle allait examiner, d'ici au mois de juin, la validité d'une mesure emblématique du président Barack Obama qui protège plus de quatre millions de clandestins d'une expulsion du pays.

Les neuf juges ont pris cette décision, extrêmement chargée politiquement, lors d'une réunion à huis clos, l'immigration étant un cheval de bataille des candidats républicains à la présidentielle.

Déterminé à contourner le Congrès dont il dénonçait l'inaction, Barack Obama avait annoncé en novembre 2014 une série de mesures règlementaires offrant un répit à plusieurs millions de personnes menacées d'expulsion, dont une grande partie de Mexicains.

Concrètement, Barack Obama, qui avait fait de ce dossier l'une de ses priorités lors de son arrivée au pouvoir en 2009, avait décidé, à deux ans de la fin de son mandat, de recourir à des décrets, comme il l'a récemment refait sur la question des armes individuelles.

Mais depuis, vingt-six Etats – pratiquement tous à majorité républicaine – ont refusé d'appliquer cette politique et une cour d'appel fédérale a estimé que le chef de l'Etat avait outrepassé ses droits en court-circuitant le Congrès.

La plus haute instance judiciaire américaine n'a pas précisé quand se déroulerait l'audience sur ce dossier, pour une décision qui sera rendue avant fin juin.

Mais le simple fait que la haute Cour à Washington accepte de se saisir de cette question est une victoire pour Barack Obama.

(AFP)

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