Actualisé 16.02.2014 à 09:12

DysfonctionnementDélétère, l’ambiance nuit aux enquêtes fédérales

La situation entre les procureurs fédéraux et les forces de l'ordre est si mauvaise que des cours de politesse seront donnés.

par
Catherine Boss, Titus Plattner
Le directeur de l’Office fédéral de la police Jean-Luc Vez (à d.) et le procureur général Michael Lauber s’entendraient «assez bien». Ce n’est pas le cas de leurs subordonnés.

Le directeur de l’Office fédéral de la police Jean-Luc Vez (à d.) et le procureur général Michael Lauber s’entendraient «assez bien». Ce n’est pas le cas de leurs subordonnés.

Gaetan Bally/Keystone, Michael Buholzer/Reuters

Ils sont censés résoudre ensemble les enquêtes les plus complexes du pays. Sur la criminalité économique, le terrorisme, ou tout ce qui mettrait en péril la sécurité de l’Etat. Seulement voilà, entre le Ministère public de la Confédération (MPC) et la police judiciaire fédérale (PJF), il y a des grains de sable dans les rouages. Cela nuit au bon déroulement des enquêtes. Et les erreurs de procédure se multiplient, comme dans l’affaire contre des mafieux présumés au Tessin, acquittés il y a deux semaines Sur le terrain, certains se détestent au point de ne plus se parler. Les conflits au sujet de l’attribution des ressources sont presque permanents et les objectifs stratégiques des uns ne sont pas compatibles avec ceux des autres.

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