Vaud - Délit de chauffard: il affirme avoir voulu «sauver la vie» de son compagnon
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VaudDélit de chauffard: il affirme avoir voulu «sauver la vie» de son compagnon

Un automobiliste flashé à Prangins à 102 km/h en zone 50 justifie son gros excès de vitesse par un cas de force majeure.

L’automobiliste a été flashé à Prangins, sur la route de l’Etraz.

L’automobiliste a été flashé à Prangins, sur la route de l’Etraz.

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«J’ai été obligé de le faire, j’ai sauvé la vie de mon compagnon», a expliqué le prévenu lors de son audience mercredi à Nyon (VD).

Comme le rapporte le journal «La Côte», ce dernier avait été flashé à 102 km/h dans la localité de Prangins (VD), où la limite autorisée est de 50 km/h. Un excès suffisant pour être jugé pour délit de chauffard, qui peut être passible d’un retrait de permis de deux ans et d’une peine privative de liberté.

Mais face au Tribunal correctionnel de l’arrondissement de La Côte, l’automobiliste avait une explication bien précise pour justifier son infraction: dans la voiture, son compagnon a fait un malaise. Ce dernier étant diabétique, il était dès lors urgent qu’il puisse prendre du sucre. Le prévenu explique donc avoir filé à toute allure dans un restaurant de Gland (VD) pour pouvoir lui commander une boisson.

Devant la Cour, son avocate a présenté un certificat médical attestant de l’état de santé du passager. Elle a également souligné que la mère de ce dernier avait elle-même perdu la vie après être tombée dans le coma à cause de son diabète. Plaidant l’état de nécessité, l’avocate a affirmé que son client avait agi de la sorte «pour préserver son partenaire d’un danger imminent».

Un discours qui n’a pas su convaincre le procureur, qui a requis une peine d’un an de prison avec sursis et une amende de 1000 francs. Le verdict est attendu dans les prochains jours.

(J.Z)

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