12.09.2019 à 17:26

Démocrates sur la voie de la destitution de Trump

Etats-Unis

Jeudi, la commission judiciaire de la Chambre des représentants a ouvert une enquête pour savoir s'il faut ou non lancer une procédure de destitution du président américain.

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Les démocrates américains ont franchi un cap dans leurs enquêtes visant le président Donald Trump, en les faisant rentrer officiellement dans le cadre d'une procédure de destitution. (Jeudi 12 septembre 2019)

Les démocrates américains ont franchi un cap dans leurs enquêtes visant le président Donald Trump, en les faisant rentrer officiellement dans le cadre d'une procédure de destitution. (Jeudi 12 septembre 2019)

Keystone
La démocrate Ilhan Omar a déclaré aux journalistes que Donald Trump était «fasciste». (Jeudi 18 juillet 2019)

La démocrate Ilhan Omar a déclaré aux journalistes que Donald Trump était «fasciste». (Jeudi 18 juillet 2019)

Keystone
La Chine a annoncé, en pleine escalade de la guerre commerciale avec Washington, avoir infligé une amende anti-monopole de 23,3 millions francs à une co-entreprise du constructeur automobile américain Ford. (Mercredi 5 juin 2019)

La Chine a annoncé, en pleine escalade de la guerre commerciale avec Washington, avoir infligé une amende anti-monopole de 23,3 millions francs à une co-entreprise du constructeur automobile américain Ford. (Mercredi 5 juin 2019)

Keystone

Les démocrates américains ont franchi un nouveau cap jeudi dans leurs enquêtes visant le président Donald Trump, en les faisant rentrer officiellement dans le cadre d'une procédure de destitution, bien que le parti d'opposition reste divisé sur la question.

La puissante commission judiciaire de la Chambre des représentants, aux mains des démocrates, a formalisé l'ouverture d'une enquête destinée à déterminer s'il convient d'initier une procédure d'«impeachment» contre le président.

Démarche préliminaire

Cette démarche est encore très préliminaire et éloignée d'une destitution, mais elle permettra aux élus de réclamer à la Maison Blanche davantage de documents et d'auditions. Cette résolution «représente le pas en avant nécessaire dans notre enquête pour corruption, entrave (à la justice) et abus de pouvoir», a déclaré le président de la commission, Jerry Nadler.

Aux Etats-Unis, la Chambre peut voter pour mettre en accusation le président pour certains délits, puis le Sénat doit le juger, ce qui aboutit à un acquittement ou une destitution. Tout commence par une enquête de la commission judiciaire qui détermine les délits.

L'enquête parlementaire portera sur quatre sujets: les pressions exercées par Donald Trump sur l'enquête portant sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016 (entrave à la justice), les promesses faites par Donald Trump à des membres de son équipe de campagne afin de les inciter à le protéger, le possible conflit d'intérêts lié aux recettes des hôtels de Donald Trump depuis son entrée à la Maison Blanche, le versement d'argent pour acheter le silence d'anciennes maîtresses présumées de Donald Trump lors de la campagne de 2016, qui pourrait représenter une violation des lois sur le financement des campagnes électorales.

Une menace pour notre démocratie

«La conduite qui fait l'objet de notre enquête est une menace pour notre démocratie. Nous avons une obligation de répondre à cette menace», a déclaré Jerry Nadler. Mais les démocrates ne sont pas unis. Nancy Pelosi, leur cheffe à la Chambre, a averti des risques politiques d'une telle tentative, estimant que les élus devraient plutôt se concentrer sur la campagne présidentielle.

En outre, la majorité républicaine au Sénat condamne quasi certainement cette procédure à l'échec. Le camp pro-destitution ne cesse toutefois de croître. Plus de la moitié des 235 élus démocrates à la Chambre disent soutenir les poursuites.

La commission judiciaire prévoit d'interroger la semaine prochaine l'ex-directeur de campagne de Donald Trump, Corey Lewandowski, et cherche à entendre l'ancien conseiller présidentiel Don McGahn, l'une des principales sources du rapport du procureur spécial Robert Mueller sur les ingérences russes en 2016.

(AFP)

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