Neuchâtel: Dénoncé pour des sextos, le fonctionnaire se justifie
Actualisé

NeuchâtelDénoncé pour des sextos, le fonctionnaire se justifie

L'ancien chef des formations postobligatoires affirme avoir donné rendez-vous à une mineure dans le cadre d'une étude scientifique.

par
Vincent Donzé
Piégé par un agent fédéral qui se cachait derrière un pseudo, l'ancien chef du Service neuchâtelois des formations postobligatoires s'est expliqué

Piégé par un agent fédéral qui se cachait derrière un pseudo, l'ancien chef du Service neuchâtelois des formations postobligatoires s'est expliqué

iStock

Piégé par un agent fédéral qui se cachait derrière un pseudo, l'ancien chef du Service neuchâtelois des formations postobligatoires s'est expliqué dans Arcinfo: «J'ai enquêté sur des sites de rencontre, notamment en discutant avec Tamara».

Ce qui lui est reproché, c'est d'avoir entretenu une relation virtuelle avec une personne affichée mineure. Poussé à la démission le 10 mai dernier, Laurent F. a été dénoncé pour acte d'ordre sexuel avec des enfants et pornographie. Défendu par l'avocat Frédéric Hainard, il met ses visites sur des sites de rencontre sur le compte d'une «étude scientifique», sans convaincre ses collègues.

«Les enseignants doivent être formés»

«Les enseignants doivent être formés à ce qui touche aux réseaux sociaux et à comment le jeune se construit socialement par ces moyens numériques», prétend Laurent F., qui a présenté en janvier dernier à la Haute Ecole pédagogique le résultat de ses investigations «en lien avec les réseaux sociaux et l'attitude des adolescents».

«Je voulais mesurer si les relations interpersonnelles se construisaient de la même façon que sur des réseaux sociaux plus traditionnels, comme Facebook», détaille Laurent F. dans une interview à Arcinfo.

Sur Whatsapp

Laurent F. affirme n'avoir jamais obtenu de données personnelles ou de numéro de téléphone. Seule exception: Tamara, l'agent infiltré. L'occasion pour lui de lui poser des questions d'ordre sexuel sur Whatsapp.

«Je voulais voir jusqu'où elle était capable de se protéger, pour tester l'efficacité de la prévention», affirme l'ancien chef de service, en affirmant qu'il était «tout à fait exclu» pour lui rencontrer une mineure. Pour preuve, selon lui: le rendez-vous fixé le 28 mars n'aurait pas pu avoir lieu «puisqu'il a été donné dans un établissement public interdit aux moins de 16 ans».

Laurent F. a aussi une explication au sujet des photos illicites d'enfants retrouvées sur une clef USB: «Là encore, ces photos s'inscrivent dans le cadre d'une action de prévention liée aux dangers du chat sur internet, que j'avais menée alors que j'étais directeur d'école», a-t-il affirmé à Arcinfo.

Votre opinion