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déclarationsDepardieu trouve que Hollande est un «fils à papa»

Dans un entretien paru jeudi dans «France Culture Papier», l'acteur exilé fiscal en Belgique donne son sentiment sur le président français. Et confesse apprendre le Russe.

Si il égratigne François Hollande, Depardieu décerne en revanche un satisfecit à Manuel Valls.

Si il égratigne François Hollande, Depardieu décerne en revanche un satisfecit à Manuel Valls.

AFP

L'acteur Gérard Depardieu explique qu'il «n'accroche pas» avec François Hollande mais estime que Manuel Valls est un «très bon» ministre de l'Intérieur, dans un entretien accordé en novembre dernier à France Culture, paru jeudi dans «France Culture Papier».

«J'ai dû le voir une fois ou deux. Je n'accroche pas, pas assez voyou, plutôt fils à papa», dit l'acteur au sujet du président français dans cet entretien. Lors de cet entretien qui s'est donc tenu avant que n'éclate fin 2012 l'affaire de son exil fiscal en Belgique et de son adoption de la nationalité russe, Depardieu décerne en revanche un satisfecit à Manuel Valls: «Nicolas Sarkozy était un très bon ministre de l'Intérieur, de même que Manuel Valls», dit-il.

L'acteur affirme qu'il parle russe : «Je suis obligé de l'apprendre, j'ai beaucoup d'amis russes. Vladimir Poutine, par exemple. Tous les intellos m'en veulent, ils pensent que c'est un tueur. Mes mauvaises fréquentations, on les connaît». «Il faut un type comme Poutine à la tête de l'Etat russe, avec un tempérament russe. Il faut une montagne pour arrêter le vent», dit-il, estimant que «Poutine essaie de rendre un peu de dignité aux gens».

Hollande plaisante sur Depardieu

Le président français a plaisanté jeudi à Moscou, sans toutefois le nommer, autour du cas de l'acteur Gérard Depardieu dont les frasques alimentent depuis des semaines la chronique franco-russe.

Évoquant l'octroi de visas aux chefs d'entreprise et investisseurs russes qu'il entend faciliter, François Hollande a observé: «Autant il nous faut limiter l'immigration, autant il ne faut pas décourager un investisseur, un chef d'entreprise russe et je dirais même aussi un artiste, une personnalité, de venir en France». «Nous laissons bien toutes les personnalités venir en Russie», a-t-il enchaîné dans une claire allusion à Gérard Depardieu, déclenchant les rires de l'assistance composées d'hommes d'affaires français.

Un peu plus tard, interrogé par des chaînes de télévision françaises qui lui demandaient s'il allait évoquer le cas Depardieu avec le président russe qu'il devait rencontrer à la mi-journée dans le cadre de sa visite de 24 heures à Moscou, le chef de l'Etat français a répondu: «avec le président Poutine, il y a une chose qui est certaine, c'est que nous parlerons de tout».

(AFP)

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