24.07.2020 à 09:19

Santé

Dépister plus pour éliminer l’hépatite virale

Quelque 80’000 personnes sont atteintes en Suisse d’une hépatite B ou C. Mais la plupart ne le savent pas. Raison pour laquelle le dépistage doit être amélioré.

Le virus de l’hépatite B ou C peuvent se transmettre lors de tatouages ou piercings réalisés à l’aide d’instruments non stériles (phot d’illustration).

Le virus de l’hépatite B ou C peuvent se transmettre lors de tatouages ou piercings réalisés à l’aide d’instruments non stériles (phot d’illustration).

KEYSTONE/AP THE HAWK EYE

L’hépatite virale pourrait être éliminée en Suisse. Mais des milliers de personnes ne savent pas qu’elles sont infectées par le virus de l’hépatite B ou C. Le dépistage doit impérativement être amélioré auprès des groupes à risque.

Quelque 80’000 personnes sont atteintes en Suisse d’une hépatite B ou C. Environ 200 en meurent chaque année. Une grande partie des porteurs de l’hépatite C ne sont pas au courant de leur infection, rappelle vendredi l’association Hépatite Suisse à l’occasion de la Journée mondiale contre cette maladie le 28 juillet.

Gros risques pour la santé

Une infection endommage le foie, augmente les risques d’autres affections comme les maladies cardiovasculaires ou le diabète et peut entraîner une fatigue chronique. Or il existe un vaccin contre l’hépatite B et l’hépatite C peut être guérie dans l’immense majorité des cas.

Pourtant, le nombre de traitements de l’hépatite C diminue. Quelque 40’000 personnes étaient atteintes de l’hépatite C début 2017. Environ 8000 d’entre elles ont été traitées au cours des trois dernières années et la plupart sont guéries. Alors qu’en 2017 et 2018, le nombre de personnes traitées dépassait les 3000, il n’était plus que de 1700 l’année dernière.

Si le nombre des personnes non traitées reste aussi élevé, c’est principalement parce que beaucoup d’entre elles ignorent leur infection. Cela compromet les objectifs d’élimination de la maladie. Hépatite Suisse appelle à mieux dépister les groupes à risques.

Les principaux modes de transmission du virus sont la consommation de drogues par injection ou sniff, les tatouages ou piercings réalisés à l’aide d’instruments non stériles, les transfusions de sang datant d’avant 1992 et les interventions médicales dans des pays où les standards d’hygiène sont peu élevés.

L’hépatite B se transmet aussi par voie sexuelle. En outre, l’hépatite C touche tout particulièrement les personnes nées entre 1950 et 1985. Celles-ci devraient faire un dépistage de l’hépatite C une fois dans leur vie.

Le 28 juillet a été décrété Journée mondiale contre l’hépatite pour la première fois en 2011 à l’instigation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Quelque 1,4 million de personnes meurent chaque année des suites d’une hépatite B ou C, soit plus que du VIH, de la tuberculose ou de la malaria.

(ATS/NXP)

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