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Brétigny-sur-OrgeDéraillement: pronostic réservé pour deux blessés

Le responsable du SAMU de Paris, le professeur Pierre Carli, a annoncé samedi que le pronostic restait «réservé pour deux blessés» de la catastrophe ferroviaire survenue la veille sur le Paris-Limoges.

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Une photo publiée par la SCNF de l'éclisse qui se serait désolidarisée.

Une photo publiée par la SCNF de l'éclisse qui se serait désolidarisée.

AFP
Une photo publiée par la SCNF de l'éclisse qui se serait désolidarisée.

Une photo publiée par la SCNF de l'éclisse qui se serait désolidarisée.

En conférence de presse, Guillaume Pepy a réaffirmé que le train avait vraisemblablement déraillé à cause d'une éclisse défectueuse.

En conférence de presse, Guillaume Pepy a réaffirmé que le train avait vraisemblablement déraillé à cause d'une éclisse défectueuse.

AFP

«Le bilan fait état de deux blessés dont le pronostic est réservé; les autres blessés, y compris les blessés graves, vont beaucoup mieux aujourd'hui», a-t-il précisé devant la presse, ajoutant que «neuf urgences absolues» et «51 urgences relatives» avaient été recensées.

«Il y a très clairement une amélioration de la situation ce matin», a-t-il dit. Les deux blessés les plus graves sont soignés à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), l'un des quatre établissements les plus mobilisés, avec Henri-Mondor à Créteil et les hôpitaux parisiens de la Pitié-Salpêtrière et de Lariboisière, selon le médecin.

Le professeur Carli a précisé par ailleurs que les 51 blessés avaient reçu «des soins légers dans les hôpitaux de proximité». Les neuf blessés très graves, «des polytraumatisés, ont été évacués par hélicoptère» vendredi soir.

Les blessures les plus graves sont liées soit à l'écrasement du train (les victimes ont dû être désincarcérées), soit à la projection hors de la voiture alors que le train roulait à grande vitesse. Dans ce dernier cas, les lésions les plus fréquentes sont des traumatismes, notamment crâniens.

Le professeur Carli a dit en outre que «70 personnes avaient été prises en charge par des cellules d'urgence médico-psychologiques». Des psychiatres et psychologues de la cellule d'urgence médico-psychologique du SAMU 91 ont été dépêchés sur place vendredi soir, épaulés par d'autres unités et la Croix Rouge.

«Un suivi est possible dans les prochains jours» pour les passagers qui le désirent, a précisé le médecin. Le chef du service du Samu parisien a loué la bonne «coordination» des secours alors que pour la première fois le plan nombreuses victimes était déclenché.

Dans le cadre de ce plan, les victimes sont d'abord secourues à l'endroit où l'accident s'est produit par les équipes médicales et les pompiers, puis elles sont rassemblées dans un poste médical avancé avant d'être réparties dans les hôpitaux, a expliqué le Pr Carli.

En «quelques dizaines de minutes les équipes ont été mobilisées», a-t-il dit, ce qui est le fruit d'un entraînement régulier et de simulations avec les différents services (policier, médicaux, pompiers, etc..).

Les services du Samu participent ainsi deux fois par an à des exercices, dont des simulations d'accident ferroviaire. Le déraillement du train Paris-Limoges, survenu vendredi en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne), a fait six morts.

(AFP)

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