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footDes arbitres libanais interrogés à Singapour dans une possible affaire de corruption

Trois arbitres libanais se sont vu retirer mercredi la direction d'un match de l'AFC Cup devant se dérouler à Singapour avant d'y être interrogés par des enquêteurs anti-corruption, dans la dernière affaire en date de soupçons de matches truqués impliquant la cité-Etat du sud-est asiatique.

Les trois individus "sont actuellement en train d'aider le Bureau d'enquête sur les pratiques de corruption (CPIB)", a indiqué dans un communiqué la fédération de football de Singapour (FAS), exprimant sa "tolérance zéro" envers les matches arrangés. L'arbitre central Ali Sabbagh, et ses assistants Ali Eid et Abdallah Taleb, devaient officier lors de la rencontre opposant les Tampines Rovers, champions en titre de Singapour, aux Indiens d'East Bengal et comptant pour la Coupe de l'AFC, une compétition continentale ouverte à certains clubs de la confédération asiatique. Un trio arbitral de remplacement a été appelé en renfort pour superviser le match de mercredi qui a vu la victoire finale d'East Bengal 4-2 dans le groupe H de la Coupe de l'AFC. "Singapour et la FAS ont une politique de tolérance zéro en ce qui concerne les matches truqués et la corruption dans le football, qui va jusqu'à imposer des suspensions définitives de toutes activités liées au football lorsque un joueur ou un officiel est condamné par la justice pour des faits de corruption", a assuré la FAS. Plaque tournante du commerce située près du détroit de Malacca, Singapour a désormais une longue histoire de corruption footballistique et les criminels de ce petit mais prospère état asiatique sont régulièrement mis en cause par Europol qui leur attribue la gestion d'un vaste réseau chargé de truquer des centaines de matches dans le monde entier. En février, les autorités locales ont été montrées du doigt du fait de leur manque de détermination dans la lutte effective contre les cartels de parieurs, dont les activités illégales génèrent des sommes considérables estimées à plusieurs milliards de dollars. Un sentiment renforcé lorsque Interpol a réclamé l'arrestation d'un chef présumé d'une de ces organisations, qui par la suite a seulement été interrogé par la police singapourienne sans être mis en cause ou inculpé. mba-th/smr/el

(AFP)

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