Harcèlement et calomnies: Des artistes français renoncent à Twitter
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Harcèlement et calomniesDes artistes français renoncent à Twitter

Benjamin Biolay, Michel Polnareff et Christophe Willem ont récemment fermé leur compte sur le réseau social.

Christophe Willem ne supportait plus les insultes sur Twitter.

Christophe Willem ne supportait plus les insultes sur Twitter.

AFP

Les trois chanteurs français dénoncent l'incapacité de Twitter à empêcher les flots d'insultes.

Dans un long message publié mardi sur Facebook, Christophe Willem reproche à Twitter de ne pas «protéger suffisamment ses utilisateurs contre les actes répétés de calomnies, de harcèlements et autres atteintes à l'intégrité des personnes présentes».

Je crois que 2016 doit être l'année du renouveau!... :-)Il y a quelques années à la fin de l'âge d'or de MySpace deux...Posté par Christophe Willem sur dimanche 17 janvier 2016

«L'avènement Twitter a fait apparaître le côté vil et malsain de certaines personnes jouissant de cette liberté de parole pour y répandre une haine permanente sous couvert d'un anonymat nouveau, celui de la lâcheté», ajoute le chanteur.

«La répétition de ce flot permanent de haine pollue non seulement mon fil d'actualité mais aussi mon équilibre personnel, celui que je m'efforce de préserver depuis des années», confie-t-il, précisant qu'il a refusé de faire gérer ses réseaux sociaux par une équipe.

«Insultes incessantes»

«Je crois que l'instantané de tout a fait perdre la raison à certains, a rendu les relations éphémères et tué toute forme de réflexion profonde», dit encore l'artiste, s'estimant «soulagé» par sa décision de fermer son compte Twitter qui avait plusieurs centaines de milliers d'abonnés.

Le 13 janvier, le chanteur Michel Polnareff a pris la même décision, évoquant lui aussi des «insultes incessantes». Le chanteur a fermé également son compte Facebook.

En novembre 2014, Benjamin Biolay a été le premier artiste français à dénoncer les insultes sur Twitter: «Bon, c'est décidé je ne gère plus moi-même mon Twitter. C'était une expérience. Je suis vraiment désolé mais... Ne perdez plus votre temps en insultes : je ne les lirai pas. Bonne nuit.»

(ats)

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