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Royaume-UniDes artistes vedettes contre le «Brexit»

Un manifeste signé par 282 personnalités du monde des arts est publié dans le Daily Telegraph à un peu plus d'un mois du référendum programmé le 23 juin.

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Le ministre britannique des Finances George Osborne va présenter ludi, avant l'ouvertures des marchés financiers européens, les mesures économiques que le gouvernement entend prendre en réponse au vote en faveur d'une sortie de l'Union européenne.  (Lundi 27 juin 2016)

Le ministre britannique des Finances George Osborne va présenter ludi, avant l'ouvertures des marchés financiers européens, les mesures économiques que le gouvernement entend prendre en réponse au vote en faveur d'une sortie de l'Union européenne. (Lundi 27 juin 2016)

Keystone
Jeremy Corbyn a annoncé lundi qu'il ne démissionnerai pas. Le chef du parti travailliste britannique n'entend pas répondre aux reproches de nombreux collègues de son parti qui jugent qu'il n'a pas fait campagne assez énergiquement pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE. D'autres cadres du parti ont pourtant démissionné. (image d'archive)

Jeremy Corbyn a annoncé lundi qu'il ne démissionnerai pas. Le chef du parti travailliste britannique n'entend pas répondre aux reproches de nombreux collègues de son parti qui jugent qu'il n'a pas fait campagne assez énergiquement pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE. D'autres cadres du parti ont pourtant démissionné. (image d'archive)

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Le Royaume-Uni pourrait ne «jamais» déclencher sa sortie de l'Union européenne malgré le vote en ce sens, jeudi. C'est en tout cas le «sentiment personnel» d'un diplomate européen requerrant l'anonymat. Cameron a dit laisser à son successeur la tâche d'envoyer cette notification, ce qui repousse d'office ce geste à octobre. (Image prétexte)

Le Royaume-Uni pourrait ne «jamais» déclencher sa sortie de l'Union européenne malgré le vote en ce sens, jeudi. C'est en tout cas le «sentiment personnel» d'un diplomate européen requerrant l'anonymat. Cameron a dit laisser à son successeur la tâche d'envoyer cette notification, ce qui repousse d'office ce geste à octobre. (Image prétexte)

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Près de 300 artistes britanniques - dont Danny Boyle, John Le Carré ou Vivienne Westwood - prennent position contre le Brexit à un mois du vote. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, parle lui d'un «Etat tiers» si Londres fait cavalier seul.

Des stars britanniques du cinéma, de la littérature, de la musique ou de la mode enjoignent leurs concitoyens à choisir de rester au sein de l'Union européenne dans une lettre publiée vendredi. Parmi eux: les acteurs Benedict Cumberbatch et Kristin Scott Thomas, le réalisateur Danny Boyle, l'écrivain John le Carré ou la styliste Vivienne Westwood. Signé par 282 personnalités, le manifeste a été publié dans les quotidiens Daily Telegraph et Guardian.

Cette missive a été rédigée à l'initiative de «Stronger In», la campagne officielle soutenue par le Premier ministre David Cameron et destinée à convaincre les électeurs de dire non au Brexit.

«La Grande-Bretagne n'est pas seulement plus forte en Europe, elle est plus imaginative et créative, et notre succès artistique mondial serait mis à mal par une sortie» de l'UE, déclarent les signataires.

«Quitter l'Europe serait un saut dans l'inconnu pour des millions de personnes qui, à travers le Royaume-Uni, travaillent dans les domaines artistiques, et pour les millions d'autres qui, ici ou à l'étranger, bénéficient de la croissance et du dynamisme du secteur culturel britannique», affirment encore ces personnalités.

Londres, plaque tournante

Cette lettre ouverte est publiée alors qu'un sondage réalisé auprès des membres de la Fédération des industries de création britannique révèle que 96% d'entre eux souhaitent rester dans l'UE. Parmi les raisons invoquées: l'accès au marché européen, aux fonds européens, la liberté de circulation des talents ainsi que l'influence exercée.

«Les industries de création britanniques sont un secteur clé pour notre image et pour la contribution apportée à notre économie d'un montant de 84,1 milliards de livres (120 milliards de francs)», a souligné le président de la Fédération, John Sorrell. «Notre position comme plaque tournante de la créativité européenne explique une grande part de ce succès, nous bénéficions d'un vaste réseau de talents, d'entreprises et d'institutions à travers l'Europe», dit-il.

«Un état tiers» en cas de Brexit

Le Royaume-Uni «devra accepter d'être considéré comme un Etat tiers» en cas de sortie de l'UE, a par ailleurs mis en garde vendredi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker dans un entretien au journal français Le Monde. «Si les Britanniques devaient dire 'non' (à un maintien au sein l'UE lors du référendum du 23 juin), ce que je n'espère pas, la vie communautaire ne continuera pas comme avant», a affirmé M. Juncker.

«Si les Britanniques quittent l'Europe, il faudra en tirer les conclusions, nous comme eux. Ce n'est pas une menace, mais nos relations ne seront plus celles d'aujourd'hui», a-t-il souligné.

Le bus de Nigel Farage

Vendredi, le leader du parti anti-immigration britannique Ukip, Nigel Farage, a démarré son tour du pays pour défendre le Brexit à bord d'un bus impérial décoré à son effigie. «Ce référendum, ça fait 20 ans que je travaille pour», a-t-il dit avant de monter dans le véhicule dont la sono crachait la musique de «La grande évasion».

«Nous voulons retrouver le contrôle de nos frontières, de nos passeports et de notre pays», a ajouté M. Farage qui a choisi la maison de... l'Europe, au coeur de Londres, comme point de départ. «Nous avons le meilleur bar du pays dans notre bus. Il est surtout rempli de bière anglaise mais aussi de vin français, signe que nous aimons l'Europe», a encore indiqué le politicien eurosceptique.

(AFP)

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