27.12.2018 à 11:39

Tsunami en IndonésieDes associations au chevet des enfants choqués

Des éducateurs animent des ateliers pour les petits Indonésiens traumatisés par le tsunami. Un dernier bilan fait état de 430 morts.

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Le niveau d'alerte du volcan à l'origine du tsunami en Indonésie a été relevé jeudi. Les habitants doivent se tenir à l'écart du littoral. (27 décembre 2018)

Le niveau d'alerte du volcan à l'origine du tsunami en Indonésie a été relevé jeudi. Les habitants doivent se tenir à l'écart du littoral. (27 décembre 2018)

AFP
«L'armée et la police passent les ruines au peigne fin pour voir s'il y a d'autres victimes», a expliqué l'Agence nationale de gestion des catastrophes. (Dimanche 23 décembre 2018)

«L'armée et la police passent les ruines au peigne fin pour voir s'il y a d'autres victimes», a expliqué l'Agence nationale de gestion des catastrophes. (Dimanche 23 décembre 2018)

AFP
Les experts mettent en garde contre le risque de déferlement de nouvelles vagues mortelles dues à l'activité volcanique. (Dimanche 23 décembre 2018)

Les experts mettent en garde contre le risque de déferlement de nouvelles vagues mortelles dues à l'activité volcanique. (Dimanche 23 décembre 2018)

AFP

Via Sundari Octavia observe avec attention ses jeunes enfants en train de chanter et de jouer avec d'autres, dans cet atelier visant à répondre au traumatisme généré chez les plus jeunes par le tsunami qui a dévasté les rives du Détroit de la Sonde, en Indonésie.

Pour les éducateurs animant ce programme sur un terrain de futsal de la localité de Labuan reconverti en centre d'évacuation, l'idée est simple: le jeu doit permettre aux enfants d'oublier un temps ce qu'ils ont vécu ce week-end, quand une vague géante a déferlé dans ce détroit séparant les îles de Java et de Sumatra.

D'après les experts, cette tragédie a été consécutive à une éruption modérée de l'Anak Krakatoa, «l'enfant» du légendaire volcan Krakatoa, qui a provoqué un effondrement sous-marin d'une partie du volcan et le déplacement de masses d'eau.

Un dernier bilan fait état de 430 morts, 1495 blessés et 159 disparus.

Peluches et jouets distribués

Mme Octavia, 30 ans, son mari et leur bébé et leurs deux enfants de trois et cinq ans ont eu la vie sauve. Mais ils ont presque tout perdu, à l'exception des vêtements qu'ils portent et de rares biens.

«Ma maison a été emportée par les vagues», explique à l'AFP Mme Octavia, assise sur une bâche, alors que des vêtements sèchent derrière elle. «Je n'ai pu garder que quelques biens avec moi. Le reste a disparu.»

Dans d'autres centres d'évacuation, on a distribué des feuilles aux enfants pour qu'ils dessinent, de même que des peluches et des jouets.

Partout, les volontaires des associations d'aide sont attentifs aux signes qui peuvent indiquer un traumatisme lié au tsunami, comme la perte d'appétit des enfants, les difficultés du sommeil.

«Psychologiquement, beaucoup d'enfants sont touchés», a observé Dina Amanah Tayusani, de l'association Anak Banten.

«Certains ont perdu leurs parents. Beaucoup ont perdu leur maison, leurs affaires».

Des médecins ont déploré un manque de médicaments et de réserves d'eau potable, faisant craindre une crise sanitaire.

Enfants en détresse

Environ 22'000 personnes ont été déplacées, et les enfants sont clairement les personnes les plus vulnérables, explique Michel Rooijackers, de l'organisation Yayasan Sayangi Tunas Cilik, un des partenaires indonésiens de l'association Save the Children.

En plus de monter des structures d'accueil et de distribuer des kits d'hygiène, cette association a mis en place des espaces pour venir en aide aux enfants en détresse.

«La situation dans les abris temporaires s'améliore mais n'est pas optimale», dit-il. Même si tous les enfants ne paraissent pas comprendre la gravité de leur situation, les ateliers les accueillant sont cruciaux pour leur rétablissement.

«C'est très utile. Mes enfants peuvent en rencontrer d'autres et éviter ainsi de s'ennuyer», explique Mme Octavia. «Mon fils m'a dit: Maman, nous sommes désormais en vacances. Je me suis mise à pleurer parce qu'en fait, nous souffrons beaucoup.»

(AFP)

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