Actualisé 21.02.2013 à 18:14

HyderabadDes attentats font près de 20 morts en Inde

Au moins 18 personnes ont été tuées et 52 blessées dans l’explosion de trois bombes jeudi dans un quartier périphérique de la ville d’Hyderabad au sud de l’Inde.

Les attentats, qui ont frappé la vieille ville d’Hyderabad, ont été qualifiés de «terroristes» par un responsable de la police de cette ville.

Les bombes ont explosé dans une quartier bondé d’un district à majorité hindou dans les faubourgs de la ville. «Nous avons 18 morts», a déclaré un policier sous le couvert de l’anonymat.

«C’est une attaque terroriste», a déclaré Sanjay Kumar Jain, un responsable de la police de la ville. Selon un autre policier présent sur le lieu de l’une des explosions, Amit Garg, «il y a eu trois explosions de bombes séparées à Dilsukh Nagar (banlieue de Hyderabad)».

Les explosions se sont produites dans des lieux très fréquentés, dont l’une dans un bar-restaurant, a-t-il précisé, indiquant que 52 personnes étaient blessées. Selon la police, de nombreux blessés, hospitalisés, étaient dans un état critique.

«C’est un acte lâche et les coupables ne resteront pas impunis», a promis M. Singh, en appelant la population au calme. Le ministre de l’Intérieur, Kumar Shinde, a indiqué qu’il pouvait au moins confirmer deux explosions à la bombe mais la police a assuré qu’il y en avait eu trois au total.

Les bombes placées sur des vélos

«Les bombes étaient placées sur deux vélos différents et la distance entre elles était d’environ 100 à 150 mètres», a déclaré depuis New Delhi le ministre à la presse.

Le ministre de l’Intérieur a indiqué que les autorités indiennes avaient reçu des «éléments des services de renseignement sur la possibilité d’attaques et cette information a été partagée avec d’autres Etats», a-t-il dit sans plus de précisions.

Ces attentats interviennent peu après l’exécution, le 9 février, d’un militant séparatiste du Cachemire, condamné à mort pour sa participation à l’attaque islamiste sanglante contre le Parlement de New Delhi en décembre 2001.

Mohammed Afzal Guru a été pendu après le rejet de sa demande de grâce par le président indien, Pranab Mukherjee.

Par crainte de troubles dans la région à majorité musulmane du Cachemire indien, un couvre-feu avait été imposé plusieurs jours de suite mais quelques manifestations ont défié les autorités.

(ats/afp)

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