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PakistanDes avocats en grève après l'attentat-suicide

Lundi, une foule se recueillait après la mort d'un bâtonnier lorsque une bombe a explosé. 70 personnes ont été tuées.

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Des bougies à la mémoire des victimes, essentiellement des avocats, tués lundi lors d'un attentat-suicide. (Mardi 9 août 2016)

Des bougies à la mémoire des victimes, essentiellement des avocats, tués lundi lors d'un attentat-suicide. (Mardi 9 août 2016)

AFP
La bombe a été déclenchée dans un hôpital où l'assassinat du bâtonnier de la province, quelques heures plus tôt, avait attiré de nombreux confrères en deuil, fauchant de nombreuses victimes en costume-cravate.

La bombe a été déclenchée dans un hôpital où l'assassinat du bâtonnier de la province, quelques heures plus tôt, avait attiré de nombreux confrères en deuil, fauchant de nombreuses victimes en costume-cravate.

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De nombreux avocats à travers le Pakistan ont décidé de ne pas participer aux audiences mardi. Ils protestent contre l'attentat-suicide qui a tué la veille 70 personnes, dont nombre de leurs confrères, dans le sud-ouest du pays.

L'attentat a frappé l'hôpital civil de Quetta au moment où environ 200 personnes étaient venues se recueillir sur la dépouille du bâtonnier de la province, assassiné quelques heures plus tôt. Il s'agissait en grande partie d'avocats et de journalistes.

«Les avocats de tout le pays vont boycotter les procédures judiciaires mardi en signe de protestation après le meurtre d'avocats à Quetta hier», a indiqué dans un communiqué le Conseil du Barreau du Pakistan.

Ecoles fermées

Les écoles du Baloutchistan, province instable dont Quetta est la capitale, vont rester fermées mardi en signe de deuil, a indiqué le porte-parole de l'exécutif provincial, Anwar-ul-Haq Kakar. Les victimes vivant à proximité de Quetta ont déjà été enterrées, selon lui. Celles originaires de régions éloignées doivent encore être inhumées.

Parmi les 112 blessés décomptés par des responsables lundi, 27 qui se trouvaient dans un état critique ont été transportés par air jusqu'à Karachi. Ils sont désormais «hors de danger» selon un porte-parole de l'hôpital Aga Khan.

Revendications

L'attentat a été revendiqué lundi soir par une faction talibane, Jammat-ul-Ahrar (JuA), puis par le groupe Etat islamique (EI). Le JuA, formé en 2014, a notamment revendiqué l'attentat le plus meurtrier de l'année, un carnage dans un parc pour enfants de Lahore qui a coûté la vie à 75 personnes le week-end de Pâques.

Quelques heures après la revendication du JuA, le groupe EI a à son tour revendiqué l'attentat via un de ses organes de propagande. Le groupe djihadiste peine à s'établir au Pakistan notamment en raison d'une concurrence déjà vive entre mouvements islamistes solidement établis, dont les talibans.

(ats)

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