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ItalieDes chats sèment la zizanie dans les ruines de Rome

La ville veut se débarrasser des colonies de matous qui occupent les ruines de l'Area Sacra, en plein centre de la capitale, alors qu'ils font le bonheur des touristes.

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La direction archéologique de Rome a décidé d'effectuer un grand nettoyage des ruines de l'Area Sacra, en plein centre de la capitale. Celles-ci sont occupées par des colonies de chats et leurs protecteurs.

Les services d'archéologie "voudraient nous chasser d'un endroit où nous sommes depuis 20 ans", s'est indignée Silvia Viviani, présidente de l'association culturelle "Colonie féline du Largo Argentina". Celle-ci soigne ces animaux très appréciés des touristes.

"Notre association s'occupe gratuitement, sans subventions, de ces chats abandonnés en les castrant et en les nourrissant", explique-t-elle, ajoutant que l'association réussit à s'autofinancer grâce aux dons des nombreux touristes qui passent par ce lieu chargé d'histoire.

C'est en effet sur cette vaste place rectangulaire, occupée par un complexe archéologique comprenant quatre temples romains de l'époque républicaine, que Jules César fut assassiné le 15 mars 44 avant JC.

Les chats peuvent rester

"Nous avons demandé l'évacuation de toute la zone", a annoncé mardi la responsable du département d'archéologie de Rome, Mariarosaria Barbera. Elle a notamment mis l'accent sur "une construction abusive sur un temple", où l'association stocke aliments et médicaments destinés à ses quelque 200 pensionnaires.

Ces derniers ne risquent toutefois pas l'éviction, a-t-elle rassuré, précisant que les récriminations portaient avant tout sur les constructions abusives portant atteinte à l'intégrité du site.

"Nous vénérons les chats presque autant que les monuments antiques, mais ce sont les constructions abusives sur le patrimoine qui nous indisposent", a expliqué Mariarosaria Barbera au quotidien "La Repubblica".

La colonie féline, mitraillée chaque jour par les appareils photographiques de centaines de touristes et qui fait même l'objet d'un calendrier en vente dans les kiosques à journaux de la capitale, peut donc continuer à ronronner tranquillement.

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