Publié

salon de DubaïDes commandes gigantesques pour servir les ambitions d'Emirates

Cent-cinquante Boeing 777X, 50 Airbus A380: avec ces commandes gigantesques, Emirates entend poursuivre son développement tout en servant les ambitions de Dubaï, souligne son président Tim Clark, qui promet d'autres achats d'avions.

1 / 14
Le Dubai Air show s'est ouvert dimanche 17 novembre pour 4 jours.150 milliards de dollars ont été engrangés ce jour-là, essentiellement par le géant américain Boeing (100 milliards) suivi par son rival européen Airbus (40 milliards).

Le Dubai Air show s'est ouvert dimanche 17 novembre pour 4 jours.150 milliards de dollars ont été engrangés ce jour-là, essentiellement par le géant américain Boeing (100 milliards) suivi par son rival européen Airbus (40 milliards).

AFP
D'énormes commandes ont été passées par les trois grandes compagnies des Emirats, soit Emirates, Etihad Airways et Qatar Airways.

D'énormes commandes ont été passées par les trois grandes compagnies des Emirats, soit Emirates, Etihad Airways et Qatar Airways.

AFP
Emirates a annoncé l'achat de 150 Boeing 777X et 50 Airbus A380 (photo).

Emirates a annoncé l'achat de 150 Boeing 777X et 50 Airbus A380 (photo).

AFP

«Je ne pense pas qu'Emirates va cesser de passer des commandes», a déclaré lundi 18 novembre Tim Clark lors d'un entretien avec l'AFP, au lendemain de l'annonce historique de 200 appareils au salon de Dubaï. D'une valeur de 75 milliards de dollars au prix catalogue, ces avions serviront dans leur quasi-totalité à renouveler la flotte du transporteur de Dubaï, explique le dirigeant.

«Les 777X n'augmenteront pas notre capacité, tout simplement parce qu'à leur arrivée, ils remplaceront» les avions les plus anciens, précise M. Clark, à la tête d'Emirates depuis 2003.

La moitié des A380 augmentera l'offre de la compagnie

S'agissant des A380, seule la moitié servira à augmenter l'offre de la compagnie. D'autres commandes seront donc nécessaires pour satisfaire les ambitions du gouvernement de Dubaï de faire de l'émirat un hub mondial. Celui-ci entend développer le nouvel aéroport, Al Maktoum International, inauguré fin octobre pour le trafic passagers. Et Emirates, dont le hub est actuellement implanté à l'aéroport de Dubai international, doit prendre «rapidement» une décision sur un éventuel déménagement vers cette nouvelle plateforme pour permettre aux architectes de concevoir les plans.

Tim Clark a en effet écarté la possibilité d'exploiter les deux aéroports. Emirates pourrait ainsi être amené à revoir les plans stratégiques concernant sa flotte et ses destinations. Dubaï espère faire d'Al Maktoum International le plus grand aéroport du monde, avec à terme, 5 pistes et une capacité annuelle totale pouvant atteindre les 160 millions de passagers et 12 millions de tonnes de fret.

Une situation géographique centrale

Les Emirats bénéficient de l'avis de tous les experts du transport aérien d'une situation géographique centrale pour rejoindre tous les points de la planète, situation qui profite largement aux trois principales compagnies du Golfe. A commencer par Emirates, la plus ancienne lancée en 1985, mais aussi à Qatar Airways qui opère ses vols depuis 1994 et Etihad Airways, qui fête ses dix ans cette année.

Emirates dessert actuellement 137 destinations dans 77 pays. Elle dispose en outre de la flotte la plus importante au monde d'A380 (39 Super Jumbos). Ces avions, capables de transporter plus de 500 passagers, desservent 22 destinations.A la faveur d'un trafic aérien en forte croissance attendue pour les vingt prochaines années, Tim Clark s'est dit par ailleurs «optimiste sur le fait qu'il y a assez de place» pour les trois compagnies.

Réticence des gouvernements européens

Selon lui, la réticence des gouvernements notamment européens de leur accorder plus de droits de trafic ne constitue pas un obstacle à leur croissance, relevant le nombre important de nouvelles destinations ouvertes très récemment en Europe dont Stockholm, Copenhague ou encore Barcelone.

Il a ajouté qu'Emirates recevait un bon accueil aux Etats-Unis en dépit de la crainte émise par certaines compagnies américaines.Les transporteurs traditionnels, à l'instar de l'allemande Lufthansa ou française Air France, ont souvent par le passé critiqué ouvertement les transporteurs du Golfe, les accusant de bénéficier d'un avantage concurrentiel, grâce à l'inexistence de charges sociales et d'un support financier important du pouvoir public.

Le 777X, qui doit entrer en service en 2020

Sur le financement des contrats, Tim Clark s'est refusé à en communiquer les montants réels, les compagnies bénéficiant habituellement d'importants rabais. Il a en revanche assuré que leur financement n'était pas un problème. «Nous disposons de nombreux outils» financiers, a-t-il expliqué. «L'important est que notre bilan est extrêmement solide», a-t-il fait valoir.Enfin, il a précisé que la finalisation du contrat des 777X interviendrait «d'ici la fin du mois de décembre, donc (nous avons) six semaines devant nous».

Il s'agit d'un engagement de commande «qui conduira à un contrat très bientôt». Signe de la puissance d'Emirates, le 777X, qui doit entrer en service en 2020, a largement été développé en partenariat avec Boeing. «Ces derniers mois, nous avons obtenu ce que nous souhaitions», a enfin déclaré Tim Clark.

(AFP)

Ton opinion